L’ A.B.U.E de Boissezon : des rebelles en Occitanie !

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à Boissezon  commune du Tarn, la légende locale « la Salimonde » , belle femme aux longs cheveux, qui apparaissait à la Chandeleur, mangeant une pomme et annonçant si la récolte de l’année allait être bonne s’est apparemment transformée depuis que la régie municipale de l’eau à été rachetée en 2008 par la Seigneurie du « Pas des Bêtes » , déléguant à Maître Véolia la gestion en affermage, plongeant ainsi les Boissezonnaises et les Boissezonnais dans une certaine déshydratation financière, le prix de l’eau étant devenu prohibitif, comme sous l’ancien régime, les nouveaux châtelains et le bourgmestre se réservant la plus grande part de la « récolte » de feu le service public des eaux. Et cela, à Boissezon , n’est plus une légende !

Salimonde croquant la pomme

Salimonde croquant la pomme

De la nymphe Salimonde, passer au triton Veolia, n’est pas du goût de ce petit village aux 400 âmes. L’Association Boissezonnaise des Usagers de l’ Eau, l’ A.B.U.E., regroupant environ 120 adhérent(e)s  bien décidés à ne pas se laisser croquer comme  une pomme, veut réagir et communique :

 

« COMMUNIQUE DE PRESSE »
DE L’A.B.U.E. SUR LE PRIX DE L’EAU A BOISSEZON

 

« Depuis plus de trois ans l’association A.B.U.E. (Association Boissezonnaise des Usagers de l’Eau), tente de se faire entendre de la municipalité de Boissezon.
Deux sujets importants, qui mobilisent environ 120 adhérents, sur cette petite commune d’environ 400 habitants :
Le prix de l’eau potable, distribuée depuis juillet 2008 par le Syndicat Intercommunal d’Adduction d’Eau Potable du Pas des Bêtes (S.I.A.E.P.) et par VEOLIA.  Après l’abandon de la gestion en régie municipale de 2008, nous avons constaté une augmentation d’environ 80% du prix de l’eau.
A cela vient s’ajouter un fonctionnement très opaque pratiqué par le Syndicat du pas des bêtes. La gestion de l’eau par le SIAEP est surtout marquée par un manque évidant de transparence. Les usagers sont exclus des débats, seuls les délégués des communes y participent, sans en rendre compte aux usagers ou leurs représentants.

De nombreux abus et erreurs sur les relevés des compteurs d’eau ont aussi été signalés à l’association par les usagers.
Le prix exorbitant de l’assainissement collectif (une centaine de foyers concernés), appliqué suite à des travaux de restructuration des réseaux d’égout et l’installation d’une station d’épuration.
L’assainissement collectif, réalisé entre 2013 et 2014, sur le village, fait partie des projets inutiles que l’état impose aux collectivités, sans tenir compte de l’impact économique subit par les usagers, souvent vulnérables, compte tenu de la crise et l’austérité. Le coût des travaux : plus de 630 000 € imprévus, travaux supplémentaires sont nombreux : travaux sous-évalués et ou volontairement oubliés, ce qui génère de nombreux travaux supplémentaires, payés au prix fort par les contribuables.
Un projet volontairement surdimensionné et très coûteux. Une station d’épuration construite sur une ancienne décharge, qui s’est en partie effondrée avant même sa mise en service, réparée avec des moyens très contestables, se qui promet pour l’avenir …
Les usagers impliqués, malgré eux, subissent aujourd’hui un impact économique important sur le prix de l’eau et l’assainissement collectif qui est indexé sur la consommation de l’eau. Les habitants, en majorité des retraités de l’industrie textile, avec des revenus modestes, subissent cet impact.
Le prix du mètre cube avoisine aujourd’hui les 5 €/m3 TTC, pour une consommation moyenne de 50 m³ (moyenne du village) . Les parties fixes ou abonnements, de la redevance, s’élèvent à 130 €/an.
Ce n’est pas la seule injustice qui est constatée, car certains usagers ont obligation de se raccorder à un égout nouvellement créé (date butoir avril 2016), les obligeant à effectuer d’importants travaux dans leurs habitations, pour un coût pouvant dépasser 10 000 €, sans aides de l’État.
Ces mêmes usagers auront de surcroît à payer une taxe de Participation à l’Assainissement Collectif (PAC) 3500 €. La municipalité veut imposer le raccordement aux usagers privés, alors que de nombreux bâtiments municipaux ne sont pas encore raccordés à l’égout.
Les usagers excédés, mal informés qui sont face à une situation de blocage anti-démocratique, veulent faire connaître la situation de Boissezon sur les communes desservies par le SIAEP du Pas des Bêtes, ainsi que sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Castres-Mazamet. (CACM)
Nous espérons ainsi fédérer toutes les forces, pour que les usagers puissent enfin êtres respectés.

facture d'eau à Boissezon

facture d’eau à Boissezon

L’eau est un produit que la nature nous donne. Un bien public, géré par un véritable service public, serait la solution, pour éviter de telles dérives liées à la gestion de ce bien précieux et indispensable à la vie. L’eau, produite par la nature : à prix coûtant, non une marchandise aux mains de multinationales, qui font le bénéfice de leurs actionnaires. »
Contact : association A.B.U.E. tél ; 06 17 98 26 76

Compactage et Mutualisation : QUID de Boissezon ?

Décider de prendre une compétence supplémentaire  s’imposera à toutes les communes, sans exception d’ici le 1er janvier 2020 (loi NOTRe) Cela revient à dire qu’il faudra aussi  embrasser l’endettement de la Castraise de l’Eau qui est énorme. L’étendue de ce territoire est vaste et très diverse.
la loi Notre comporte plus d’incertitudes et de questions que de réponses, et pourtant, le maire de Boissezon à récemment fait voter à son conseil municipal le refus de transférer la compétence eau à la CACM. (?)
map communes boissezonBien évidemment que les municipalités du SIAEP du Pas des Bêtes et Veolia, ne veulent pas s’en détacher et perdre leurs billes. Le Syndicat du Pas des Bêtes s’occupe de l’alimentation de multiples communes; il est tenu, chaque année, de faire un rapport sur la quantité et surtout la qualité de l’eau vendue. Ce rapport doit être mis à disposition du public… A.B.U.E est en droit de l’exiger car la Loi impose de plus en plus de contrôles et aucune commune n’y échappe. C’est un coût supplémentaire, mais de multiples procédures aujourd’hui émanant des usagers, existent, exigeant une qualité irréprochable parce qu’ils payent et c’est forcément le Maire , en première ligne, qui est responsable!
Faut-il continuer à rejeter dans la rivière les effluents, comme il y a 100 ans ? Bien sûr que non, mais ce village de 400 âmes pouvait-il se payer le luxe d’une telle station d’épuration ?
Cette mise en conformité a de toutes façons un coût, mais cela sort quand même de la même poche : celle du contribuable !
La compétence de Véolia  dans ce domaine ne peut être mise en doute, mais Le Maire doit aussi savoir négocier surtout en sachant que Boissezon est la commune dont le potentiel fiscal / habitant est le plus faible de toute la CACM. Ce changement radical, brutal même dans la facturation passe mal, c’est parfaitement humain !  Avec un budget communal  si maigre et si tendu,  la municipalité de Boissezon  ne peut qu’entendre l’appel des chimères, comme peuvent l’être aussi l’installation d’un Parc éolien, pour celles et ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez !
Boissezon est sûrement l’une des communes de France qui a connue bien des transformations dans ses limites territoriales au cours du XIX éme et XX siècle :
  • Le 20 mars 1830, la section de Payrin-Haut, enclave de Boissezon, est réunie à la commune d’Augmontel
  • Le 22 juin 1889, la commune de Boissezon est diminuée de la paroisse de Saint-Salvy-de-la-Balme, érigée en commune.
  • Le 14 mars 1928, malgré un avis défavorable du Conseil d’État, la commune est à nouveau diminuée de la paroisse de Noailhac, à son tour érigée en commune.
Un Monde Sali à Boissezon !

Un Monde Sali

Au XXI éme siècle, l’ère des Ruropôles, Boissezon disparaîtra-t-il  dans la légende d’un Monde Sali ?
Boissezon n’est pas un cas particulier, la compétence  « EAU et  assainissement » deviendra obligatoirement une compétence  communautaire comme le prévoit la loi NOTRe au plus tard le 1er janvier 2020. Les petites communes rurales (lire le cas de la commune de Fraïsse sur Agout), souvent exsangues financièrement, n’ont pas les moyens d’assurer  l’entretien de leur réseau d’alimentation en eau potable souvent vétuste et fort étendu géographiquement et qui plus est  avec un très faible taux d’habitants au M² , les communautés de communes n’auront d’autres choix :

  1. soit de créer une régie communautaire (service public) comme à Olonzac (communauté des communes du Minervois)
  2. soit de créer un syndicat qui déléguera  au  privé cette gestion de service public.

dans les 2 cas, et quel que soit le choix , sans jamais oublier ce principe :

« Cette ressource, bien commun de l’humanité, n’étant pas une marchandise, doit être libérée de toute contrainte commerciale afin d’en assurer la distribution juste et égalitaire à tous les citoyens ».

 

 

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6 commentaires

  1. Réponse à Monsieur Mathieu:
    Il est prouvé que la gestion en régie est forcément moins chère, avec un coût du fonctionnement : de l’ordre de 20 à 40 % moins cher qu’en gestion privée, surtout que pour Boissezon, nous partions avec une station de traitement des eaux quasiment neuve (remise aux normes en 2006). L’abandon de la régie municipale est une très grosse erreur, que les usagers paient au prix fort, pour une qualité de l’eau qui ne répond pas, de nombreux problèmes sont souvent signalés par les usagers, qui pour beaucoup, achètent de l’eau en bouteilles, cela veut tout dire…
    Le Partenariat Public Privé (PPP), c’est la contamination : stratégique, financière et commerciale des services publics par le privé et ainsi les services publics deviennent un outil du pouvoir pour nourrir le capitalisme.
    vu, par exemple, les déplacements de véolia, qui se déplace , par exemple, pour remplacer chez tous les habitants un seul compteur par jour, dans un hameau, géographiquement éloigné, je vois mal l’économie. Autre exemple : les services de Véolia viennent plusieurs fois par jour pour effectuer des opérations de lentillage dans le village de Boissezon!!!, TOTALEMENT illégales, qu’is sont obligés de rétablir. Le déplacement des agents de Véolia à quel coût pour les usagers??? Un employé municipal qui travaille sur la commune, revient bien moins cher (pas de déplacements, pas de marge bénéficiaire), dans un travail de proximité et il peut, le ces échéant, vaquer à d’autres travaux communaux.
    Mathieu dit : « En 2020, ces économies d’échelle se feront grâce à une gestion publique au niveau intercommunal, ce qui permettrait un équilibre stricte entre recettes et dépenses. » totalement faut : Pour l’eau ce ne sera pas vraiment le cas, car les communes du SIAEP ont demandé à rester en Syndicat intercommunal et donc sous gestion par délégation au privé ; le résultat restera le même : bénéfices pour les actionnaires et surcoût pour les usagers.
    A Boissezon l’eau a un coût élevé ! À cause de prises de décisions inadaptées, D’autres solutions étaient possibles. La commune possède beaucoup de ressources en eau et des sources naturelles qui pourraient être exploitables pour fournir l’eau potable et souvent à proximité des usagers.
    Vu le prix de l’eau, le nombre d’abonnements diminue, et les gens préfèrent quitter la commune. La municipalité fait tout pour dissuader de nouvelles constructions sur la commune, là même ou des terrains viabilisés existent.
    La démocratie ? L’enquête publique ? Mathieu écrit très certainement par conviction très politicienne, très loin de la réelle signification du mot démocratie ; très loin du souci de « l’intérêt général » ( tiens … il me semble déjà avoir entendu ça quelque part, qui doit provenir d’une contamination de nos élus) …(l’intérêt général est il un moyen pour faire payer les usagers?)La démocratie, les citoyens l’auraient souhaitée ! Peut on parler de démocratie quand, lorsque le projet à été mis au jour, la municipalité à refusé catégoriquement de discuter du projet avec les habitants du village, qui craignaient, à juste titre, un projet inadapté à la situation économique des usagers du village. Pourquoi n’avons nous pas eu notre mot à dire sur la réalisation et les choix techniques du projet ? Sur les choix possible entre telle ou telle étude technique ? Nous avions des solutions à proposer !!! Pourquoi, encore aujourd’hui, le conseil municipal refuse de nous communiquer les documents qui concernent avant tout les usagers qui payent leurs impôts et ont un droit de regard sur la gestion et sur les décisions prises à leur insu ? DÉMOCRATIE ???
    Enquête publique ? Vieille de cinq ans, avec des modifications importantes par rapport au projet initial . En réalité le projet avait été bien ficelé par l’état qui impose des projets aux communes, sans tenir compte de la réalité du terrain. On impose aux contribuables des projets qui ne sont réalisés qu’avec un seul objectif : faire du profit. Le dialogue aurait pu révéler des abus dans le choix retenu, qui est le plus coûteux. Le site ou a été implanté la station d’épuration est une erreur monumentale. La preuve : une partie de la station d’épuration est parti dans la rivière avant même sa mise en service. Pire ! Elle a alors été réparée avec des pneus usagés … Procédé écologique ? Travaux coûteux, réalisés en dépit du bon sens. NON, Monsieur Mathieu, nous ne refusons pas que l’assainissement soit nécessaire, nous refusons le système de gestion très opaque. La pose de trois stations de relevage,(150 000 €), Qui induisent des coûts très élevés de maintenance, sont des procédés systématiques, utilisés dans tous les projets, par les bureaux d’étude totalement « influencés » par les lobbies.
    La mutualisation de l’assainissement avec l’utilisation d’une même station d’épuration avec les communes voisines, aurait certainement permis de substantielles économies, tant sur le coût des équipements, que sur la maintenance des installations. Le regroupement des communes aurait ici une légitimité économique, en faveur des usagers.
    Non l’association ABUE n’était pas contre l’assainissement collectif ; elle est opposée au dictât utilisé pour imposer le projet le plus coûteux et le plus sophistiqué, permettant des surcoûts de maintenance très lucratifs. Le bilan écologique de l’opération est dérisoire, surtout au moment des pluies d’orages abondantes, les eaux usées concentrées se déversent directement dans la rivière.
    Il ne faut pas mélanger l’assainissement collectif avec l’assainissement non collectif gérés par le SPANC.
    Au travers de l’opération nationale, mis en place par la confédération ConfiANCe, les usagers du Tarn qui en sont membres, veulent dénoncer au travers du manifeste, une gestion totalement inégale et illégale des contrôles des assainissements individuels, effectués par des contrôleurs totalement incompétents et incapables de définir techniquement l’état réel des installation souvent effectuées sans une visite approfondie.
    Cette action est accompagnée d’une pétition nationale que les usagers sont invités à signer pour défendre un procédé de gestion du SPANC, équitable pour tous.
    L’AG de confiance à mis en évidence des disparités énormes entre les SPANCs, souvent gérés en partenariat avec, là encore, des entreprises privées, lire le Manifeste qui décrit toutes ces inégalités et illégalités pratiquées par les SPANCs.
    La conclusion : Il est temps que l’État prenne en main la gestion de l’eau et son assainissement.
    L’eau bien naturel, ne peut, en aucun cas, être une marchandise, sa gestion doit être gérée par un service public national égalitaire pour tous les usagers, son coût doit être le même pour tous.
    L’eau ne doit avoir pour coût que son traitement et son acheminement chez chaque usager.
    « Cette ressource, bien commun de l’humanité, n’étant pas une marchandise, doit être libérée de toute contrainte commerciale afin d’en assurer la distribution juste et égalitaire à tous les citoyens ».
    Bien cordialement.
    Christian

  2. Même si Boissezon reste un modèle de gestion municipale anti-démocratique, la gestion du SIAEP ne l’est pas moins, sans parler de Véolia qui cultive cet « omerta » envers les usagers.
    La gestion privé de l’eau est une main mise sur un bien naturel qui ne peut en aucun cas faire l’objet d’un commerce lucratif pour ceux qui l’exploitent. Exploiter les ressources en eau c’est du vol, car l’eau ne devrait appartenir à personne. L’eau est un bien naturel qui appartient à tout le monde elle est un bien public, donné gratuitement par la nature.
    Pourquoi les usagers sont-ils exclus de la gestion de l’eau ? pourquoi lorsque les usagers ou leurs représentants demandent à être informés des réunions du SIAEP on leur fait comprendre que leur présence n’est pas la bienvenue ?
    Récemment quelqu’un en voyant une facture c’est écrié : « Et bien elle est salée l’eau de Boissezon ! »
    et sont interlocuteur de dire : « mais non ce n’est pas de l’eau de mer ! … ».
    Pour « dessaler » l’eau de cette commune, la solution est une prise de conscience des usagers à se regrouper au sein mème du territoire du SIAEP et demander des comptes aussi bien sur la qualité que le sur le prix de l’eau. Concernant la qualité de l’eau à boissezon, on peut dire que l’on est en eaux troubles (est-ce à cause du sel ? …) et les explications de véolia sont aussi troubles : « Aucun problème, vous trouverez ci-joint une analyse qui prouve de notre bonne foi » : parfois l’eau est aussi trouble que la gestion …

    • Bonjour,

      Certes une gestion par délégation de service public induit un surcout de part les bénéfices nécessaires à la rétribution des actionnaires d’une société privée.

      Pourtant, il serait raisonnable et honnête de prendre en compte les économies d’échelles qu’apporte une telle gestion (matériel, personnel technique, administratifs, etc…) qui compensent certainement en grande partie ce surcoût.

      En 2020, ces économies d’échelle se feront grâce à une gestion publique au niveau intercommunal, ce qui permettrait un équilibre stricte entre recettes et dépenses.

      Je souhaiterais rappeler que l’eau n’a pas de prix mais qu’elle a tout de même un coût ! (potabilisation et traitement).

      Il est vrai que 5€ /m3 est un coût élevé, mais compte tenu du faible taux de raccordement au réseau de collecte des eaux usées, cela s’explique par une moindre division du coût des équipements.

      Toutefois, la décision de création d’un réseau de collecte et d’une station d’épuration émane d’un schéma directeur d’assainissement et d’un zonage d’assainissement établis par la commune (CM élu à la majorité par le peuple) et après une enquête publique, procédé on ne peut plus démocratique où l’occasion est laissée à chacun de s’exprimer.

      Il en ressort donc de l’intérêt général de traiter les eaux usées domestiques malgré le coût occasionné.

      Un assainissement non collectif (AUX NORMES) aurait également représenté un coût pour les ménages, sans parler d’une potabilisation de l’eau de consommation directement prélever dans la rivière.

      Mais votre association ABUE ne semble pas enclin à reconnaitre que le traitement des eaux usées domestiques soit une priorité et corresponde à l’intérêt général vu la demande récente de moratoire sur les contrôles et demandes de mises aux normes des SPANCs issu pourtant de l’expression démocratique du peuple par le vote des lois par les députés.

      Bien cordialement.

      • « Christian » me transmet une réponse pour « Mathieu » qu’il me demande de publier :
        Réponse à Monsieur Mathieu:

        Il est prouvé que la gestion en régie est forcément moins chère, avec un coût du fonctionnement : de l’ordre de 20 à 40 % moins cher qu’en gestion privée, surtout que pour Boissezon, nous partions avec une station de traitement des eaux quasiment neuve (remise aux normes en 2006). L’abandon de la régie municipale est une très grosse erreur, que les usagers paient au prix fort, pour une qualité de l’eau qui ne répond pas, de nombreux problèmes sont souvent signalés par les usagers, qui pour beaucoup, achètent de l’eau en bouteilles, cela veut tout dire…

        Le Partenariat Public Privé (PPP), c’est la contamination : stratégique, financière et commerciale des services publics par le privé et ainsi les services publics deviennent un outil du pouvoir pour nourrir le capitalisme.

        Vu, par exemple, les déplacements de véolia, qui se déplace , par exemple, pour remplacer chez tous les habitants un seul compteur par jour, dans un hameau, géographiquement éloigné, je vois mal l’économie. Autre exemple : les services de Véolia viennent plusieurs fois par jour pour effectuer des opérations de lentillage dans le village de Boissezon!!!, TOTALEMENT illégales, qu’is sont obligés de rétablir. Le déplacement des agents de Véolia à quel coût pour les usagers??? Un employé municipal qui travaille sur la commune, revient bien moins cher (pas de déplacements, pas de marge bénéficiaire), dans un travail de proximité et il peut, le ces échéant, vaquer à d’autres travaux communaux.

        Mathieu dit : « En 2020, ces économies d’échelle se feront grâce à une gestion publique au niveau intercommunal, ce qui permettrait un équilibre stricte entre recettes et dépenses. » totalement faut : Pour l’eau ce ne sera pas vraiment le cas, car les communes du SIAEP ont demandé à rester en Syndicat intercommunal et donc sous gestion par délégation au privé ; le résultat restera le même : bénéfices pour les actionnaires et surcoût pour les usagers.

        A Boissezon l’eau a un coût élevé ! À cause de prises de décisions inadaptées, d’autres solutions étaient possibles. La commune possède beaucoup de ressources en eau et des sources naturelles qui pourraient être exploitables pour fournir l’eau potable et souvent à proximité des usagers.

        Vu le prix de l’eau, le nombre d’abonnements diminue, et les gens préfèrent quitter la commune. La municipalité fait tout pour dissuader de nouvelles constructions sur la commune, là même ou des terrains viabilisés existent.

        La démocratie ? L’enquête publique ? Mathieu écrit très certainement par conviction très politicienne, très loin de la réelle signification du mot démocratie ; très loin du souci de « l’intérêt général » ( tiens … il me semble déjà avoir entendu ça quelque part, qui doit provenir d’une contamination de nos élus) …(l’intérêt général est il un moyen pour faire payer les usagers?)La démocratie, les citoyens l’auraient souhaitée ! Peut on parler de démocratie quand, lorsque le projet à été mis au jour, la municipalité à refusé catégoriquement de discuter du projet avec les habitants du village, qui craignaient, à juste titre, un projet inadapté à la situation économique des usagers du village. Pourquoi n’avons nous pas eu notre mot à dire sur la réalisation et les choix techniques du projet ? Sur les choix possible entre telle ou telle étude technique ? Nous avions des solutions à proposer !!! Pourquoi, encore aujourd’hui, le conseil municipal refuse de nous communiquer les documents qui concernent avant tout les usagers qui payent leurs impôts et ont un droit de regard sur la gestion et sur les décisions prises à leur insu ? DÉMOCRATIE ???

        Enquête publique ? Vieille de cinq ans, avec des modifications importantes par rapport au projet initial . En réalité le projet avait été bien ficelé par l’état qui impose des projets aux communes, sans tenir compte de la réalité du terrain. On impose aux contribuables des projets qui ne sont réalisés qu’avec un seul objectif : faire du profit. Le dialogue aurait pu révéler des abus dans le choix retenu, qui est le plus coûteux. Le site ou a été implanté la station d’épuration est une erreur monumentale. La preuve : une partie de la station d’épuration est parti dans la rivière avant même sa mise en service. Pire ! Elle a alors été réparée avec des pneus usagés … Procédé écologique ? Travaux coûteux, réalisés en dépit du bon sens. NON, Monsieur Mathieu, nous ne refusons pas que l’assainissement soit nécessaire, nous refusons le système de gestion très opaque. La pose de trois stations de relevage,(150 000 €), Qui induisent des coûts très élevés de maintenance, sont des procédés systématiques, utilisés dans tous les projets, par les bureaux d’étude totalement « influencés » par les lobbies.

        La mutualisation de l’assainissement avec l’utilisation d’une même station d’épuration avec les communes voisines, aurait certainement permis de substantielles économies, tant sur le coût des équipements, que sur la maintenance des installations. Le regroupement des communes aurait ici une légitimité économique, en faveur des usagers.

        Non l’association ABUE n’était pas contre l’assainissement collectif ; elle est opposée au dictât utilisé pour imposer le projet le plus coûteux et le plus sophistiqué, permettant des surcoûts de maintenance très lucratifs. Le bilan écologique de l’opération est dérisoire, surtout au moment des pluies d’orages abondantes, les eaux usées concentrées se déversent directement dans la rivière.

        Il ne faut pas mélanger l’assainissement collectif avec l’assainissement non collectif gérés par le SPANC.

        Au travers de l’opération nationale, mis en place par la confédération ConfiANCe, les usagers du Tarn qui en sont membres, veulent dénoncer au travers du manifeste, une gestion totalement inégale et illégale des contrôles des assainissements individuels, effectués par des contrôleurs totalement incompétents et incapables de définir techniquement l’état réel des installation souvent effectuées sans une visite approfondie.

        Cette action est accompagnée d’une pétition nationale que les usagers sont invités à signer pour défendre un procédé de gestion du SPANC, équitable pour tous.

        L’A.G de confiance à mis en évidence des disparités énormes entre les SPANCs, souvent gérés en partenariat avec, là encore, des entreprises privées, lire le Manifeste qui décrit toutes ces inégalités et illégalités pratiquées par les SPANCs.

        La conclusion : Il est temps que l’État prenne en main la gestion de l’eau et son assainissement.

        L’eau bien naturel, ne peut, en aucun cas, être une marchandise, sa gestion doit être gérée par un service public national égalitaire pour tous les usagers, son coût doit être le même pour tous.

        L’eau ne doit avoir pour coût que son traitement et son acheminement chez chaque usager.

        « Cette ressource, bien commun de l’humanité, n’étant pas une marchandise, doit être libérée de toute contrainte commerciale afin d’en assurer la distribution juste et égalitaire à tous les citoyens ».

        Bien cordialement.

        Christian

  3. nicole joncret le

    Le maire de Boissezon ayant des liens familiaux et associatif avec l’Afrique, a reçu une délégation africaine dans la commune. lors de ce séjour celle ci fut très intéressée par le tri postal de la poste de castres…je me doute bien qu’aucune évocation du démantèlement de la poste des milliers de suppressions d’emplois n’a été évoqué, que celle ci n’a bientôt plus rien a voir avec un service public. mon Houlès ex maire d’Aussillon était de la partie …..le maire de Boissezon aurait pu également expliqué à cette délégation comment il a vendu l’eau de sa commune à VEOLIA d’un village de montagne entouré de sources naturelles…et cerise sur le gâteau Boissezon va avoir 5 ÉOLIENNES favorisant la spéculation financière de gros groupes…ce qui prouve que dans des petits villages les trusts et multinationales envahissent ceux ci avec la complicité des élus.

    • Bien évidemment qu’on ne montre pas aux africains les dégâts sociaux causés par la privatisation des services publics en France. On leur montre la face visible et aguichante, qui est l’investissement des multinationales vers l’Afrique, mais cela est un piège pour eux, car tôt ou tard ceux là mèmes chercheront à les exploiter et à s’enrichir sur le dos des usagers, comme cela se passe ici en France.
      Les multinationales ne créent pas d’emploi: ils spéculent et c’est cela qui leur rapporte !

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Les dernières élections régionales de décembre 2015 ont donc acté le passage à 13 Régions....

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