Présidentielle 2017 : Cagole Femme Insoumise ?

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La Cagole  fait une entrée remarquable dans la campagne pour l’élection présidentielle depuis que, dans un village héraultais nichée au cœur de la nouvelle Occitanie, le chef « gaulois »  du coin, porté par  un vent communautariste oscille entre souverainisme et nationalisme en maniant l’insulte et la calomnie pour soit disant défendre la démocratie…
La Cagole, une femme des milieux populaires qui a besoin de se faire remarquer pour survivre. De fille facile à prostituée, en passant à femme qui fait tout pour qu’on se retourne sur son passage,  la Cagole est devenue une sorte d’emblème  de la France : La Femme Insoumise !
La Cagole méridionale était déjà fort bien connue de Nice à Marseille; le mouvement s’amplifia sur toute la côte Méditerranéenne,  La Cagole Nîmoise,  la Cagole Montpelliéraine, la Cagole Bitteroise, la Cagole Narbonnaise, la Cagole Perpignanaise connaissaient alors une certaine notoriété. Certaines Cagoles par le Canal du Midi  descendirent la Garonne jusqu’à l’Atlantique, donnant ainsi naissance à la Cagole Bordelaise puis Vendéenne !

Grace au misogyne maire de la Salvetat sur Agout, la Cagole est désormais connue sur tout le territoire national ! N’ayant aucunement peur de braver  le courroux des féministes, l’édile salvetois songerait-il  comme emblématique Marianne Républicaine  à la journaliste  Audrey Crespo-Mara  que Thibault Estadieu a déjà désigné à la vindicte populaire, maniant , dans un langage d’extrême droite, le mensonge  et l’insulte  comme argumentaires et amenant la présentatrice de TF1  à porter plainte pour injures publiques ?

Cagole au Masculin : le Cacou !

Cacou et une cagole dans la croisière ça m'useLa Cagole a son pendant masculin : le CACOU . (selon le  wiktionnaire)

le Cacou est un frimeur sans consistance, une petite frappe, un loubard, un kéké, un m’as-tu-vu…..
« Il fait son cador, il fait son beau :  faire son Cacou, c’est faire son macho ! »

Le Maire de la Salvetat sur Agout, est coutumier du fait de « jouer au CACOU » sur les réseaux sociaux puis d’en remettre une couche dans son bulletin municipal « le petit Salvetois » depuis 2015  soulignant ainsi sa dérive Ultra-Nationaliste pour ensuite  vilipender outrancièrement les médias et   tous ces irresponsables  diffuseurs/commentateurs/fouteurs de M….de ses propres turpitudes  publiques; celles   d’un édile  qui apprécie plus le look brigande que le look Cagole .
T’as le look Cacou à la Salvetat sur Agout si tu aimes :

  1.  la « Collection Été 2015  » : Post FB  misogyne et  article Bulletin Municipal relatant une « histoire senti-menthe-a-l’O-municipale » qui firent déjà apparaître la grossièreté d’un personnage utilisant de telles méthodes .
    (Nota/  post effacé depuis les évènements de Mars 2017)
  2. la  » Collection Automne 2016″ : Lancement de « La saga des Brigandes »  sur  son mur (public) Facebook  en chantant un mémorable un  » Ha, ça ira, ça ira, ça ira, les brigandes on les tolérera ! «  suivi derechef  par  le désormais célèbre très Petit Salvetois.
    Post Thibault Estadieu du 21 aout2016.

    Post Thibault Estadieu du 21 aout 2016. (Supprimé depuis les événements de Mars 2017)

    Là encore,  moqueries , insultes et xénophobie apparurent sur le Mur  du Maire, dont  furent « victimes »   les femmes, les professeurs de philo, les philosophes, les gauchos, les Cocos, les Bobos, les Cathos, les politiques, les journalistes, tous ceux qui ne comprenaient pas l’appel du Maire (lettre  aux salvetoises et salvetois) et moi-même en particulier , à la tolérance envers une communauté sectaire (FR3-Région,) un groupe d’identitaires aux propos racistes, xénophobes et orduriers , langage commun  aux illuminatis du « grand remplacement » qu’ils diffusent dans des clips pestilentiels. La question de cette dérive vers l’extrême droite ne se posait plus tant la visibilité des liens et des soutiens municipaux envers  « la secte » devenaient patents et concrets.
    Décidément, « ça n’allait pas, ça ne va, ça n’ira pas à la Salvetat ! »

  3. Capture d'écran FR3 Occitanie

    Capture d’écran FR3 Occitanie

     » Collection Hivers  2017″ : « Le grand Cacou » nous présente toujours sur son mur FB, pour le plus grand  « Bonheur des dames » son désastreux, injurieux et grossier spectacle   que l’on pourrait intituler : « La Cagole  était en Noir » pour soit-disant défendre les valeurs démocratiques d’un souverainiste / nationaliste  dans la joute électorale que sont ces élections présidentielles 2017.

Depuis l’an 15  de ce II ème millénaire, Thibault Estadieu, le chef du village, tel « Abrasracourcix » porté sur  le bouclier d’une secte identitaire de brigandes à « l’Idéfix » d’un Grand Remplacement, « défonce » allègrement tous ceux qui  ne partagent pas son opinion ;
Dérapages, débandades, dérobades, algarades sont les (mots) ingrédients de sa potion magique qu’il voudrait administrer  en  nous abreuvant de sa tisane magique : la Tolérance  .

Vote Utile 2015 – candidature inutile 2017 !

Mesquida visite la municipalité salvetoise

Mesquida visite la municipalité salvetoise

Le Maire demande de faire acte de tolérance envers une communauté d’identitaires sectaires tenant  des propos racistes et xénophobes, dans des clips vidéos dans lesquels les brigandes mettent en scène  la Salvetat sur agout,  et  son maire débonnaire qui fait la joie des bas du front comme  cette conseillère municipale qui m’a envoyé un courriel, tissus de mensonges, de diffamations, de racisme affirmé et de malhonnêteté intellectuelle.
Atteinte sûrement d’une grave crise d’islamophobie aigüe,  trempée à l’encre noire des mots de peste brune , à la manière des paranoïaques identitaires du groupe sectaire des ultras-brigandes  voulant transformer La Salvetat en un petit village gaulois assiégé par des Ostrogoths des temps modernes,  la conseillère municipale affiche un racisme clairement assumé laissant croire ainsi que l’ensemble du conseil municipal, est en accord  avec la posture de leur chef qui écorne  tant et  plus, la si belle image de notre bourg, la Salvetat sur Agout, de ses habitants  (les salvetoises  « embrigandées » dans les vidéos des femmes masquées par exemple),  et surtout la mémoire collective ainsi que l’Histoire de ce si beau village !
SA demande de large diffusion de ses propos écrits  ne saurait être honorée aujourd’hui dans ce billet, car après les présidentielles, débutera la campagne électorale pour les législatives. et le sujet concernant la 5ème circonscription de l’Hérault fera inévitablement  l’objet d’un certain débat !
Le candidat  de la France Insoumise (JLM : entretien sur les droits des Femmes avec  « ELLE » ) pour la cinquième circonscription (Saint-Pons-de-Thomières, Clermont l’Hérault, Bédarieux) aura aussi à affronter le conseiller régional Gilles Ardinat qui sera candidat du front national. Anciennement à Debout la France, ce professeur agrégé d’histoire-géographie est également responsable pour l’Hérault du collectif Racine (collectif proche du FN) et du cercle Fraternité, une structure FN proche de La Manif Pour Tous.

Le radis radical socialiste vert dessus, rouge à l'extérieur, blanc à l'intérieur

« Le radis » emblème du Front Républicain »

La candidature  du député socialiste sortant (même en tant que suppléant) est-elle utile ? Kléber Mesquida,  a été élu  en 2015 Président du conseil départemental avec pour mot d’ordre : « faire barrage  au  front national et stopper  la propagation des idées nationalistes ».  Quand on voit le résultat  sur une commune (la Salvetat sur Agout) de son propre canton (Saint Pons de Thomières),  on peut douter de l’efficacité  du Président du département de l’Hérault, fervent soutien  de Manuel Valls, l’homme du 49/3 , de la loi travail et de la loi NOTRe tueuse de la ruralité !

Douter de l’efficacité  de l’élu socialiste avec l’emblème du Front Républicain : Le Radis : Vert sur le dessus,  Rose à l’extérieur, blanc à l’intérieur, et toujours près du beurre »  Le tristement célèbre Front Républicain  qui  limiterait   le menu politique à manger soit du radis rose ( Hamon), soit du radis noir (Le Pen).
Pour ces présidentielles 2017,  le Raphanus sativus, dit « ravanet » en provençal, variété de radis rose rond comme le dos de Macron de la famille  des « bras-si-calés [brassicales  NDLR: comme quoi je n’invente rien] , est aussi  proposé   au menu électoral. Quand à Fillon, lui il est prêt à bouffer tous les radis quels qu’ils soient, pourvu qu’on les lui offre sur un lit de truffes noires ou blanches peu importe, du moment que ça ne lui  « pique pas le palais……… de l’ Élysée. »
Douter donc de l’utilité même de cette candidature  est légitime ! Tout comme beaucoup s’interrogent sur l’utilité d’une candidature Hamon à la présidentielle car assurer la présence de la vrai gauche au second tour, c’est voter utile avec la France Insoumise pour  Jean-Luc Mélenchon et le programme l’Avenir en Commun.
La candidature socialiste apparaît  dès lors INUTILE ! le Parti Socialiste n’étant plus l’ombre que de lui même alors que le mouvement des Insoumis est proche d’atteindre le Zénith,  selon l’adage cher aux socialistes, en 2017 , voter à gauche, voter utile, c’est voter Jean-Luc Mélenchon !

Pour les élections législatives, dans cette 5ème circonscription de l’Hérault, la question de l’utilité d’une candidature socialiste Marie Passieux / Kléber Mesquida se pose donc aussi, surtout si les résultats électoraux de la présidentielle confirment les sondages d’un Parti socialiste plongeant dans un torride cinq à sept……… pour cent.
Pour éviter l’affront  à Kléber Mesquida  d’avoir à se désister pour le(la) candidat(e) de la France Insoumise,  je suggérerai  à la fédération socialiste héraultaise  de retirer cette  candidature inutile  car encore une fois, en 2017 , voter à gauche, voter utile, ce sera de voter pour  le (la) candidat(e)  de la France Insoumise dans la 5ème circonscription de l’Hérault.

Révocation des élus  – VI ème République :
Le programmes de l’Avenir en Commun avec  J.L. Mélenchon !

Françoise Giroud : ainsi commence le FacismeEn attendant  un prochain « rafraîchissement » et « assainissement »  du fonctionnement de nos institutions républicaines que porte le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon et le programme l’Avenir en commun  pour ces présidentielles 2017, peut-on continuer ainsi à la Salvetat sur Agout  jusqu’aux municipales 2020 ? Peut-on envisager qu’un parfum d’insoumission  embaume le conseil municipal  et provoque une vague de démissions ?

DÉMISSION / Quand on est élu et qu’on ne partage pas  :

  1. la transgression des valeurs qu’a opéré Thibault Estadieu depuis 2015,
  2. son opinion  sur la tolérance au  communautarisme néo-fasciste  installé sur la commune,
  3. ses prises de positions publiques ,insultantes et dégradantes pour tous !

DÉMISSION / Quand on est élu et qu’on n’est plus d’accord :

  1. Plus d’accord sur les dérives identitaires du 1er magistrat de la commune,
  2. Plus d’accord sur ses dérapages verbaux d’injures faîtes aux femmes,
  3. Plus d’accord sur la perte des valeurs républicaines  de votre tête de liste de 2014.

Surtout quand on est élu, on ne la ferme plus, on ouvre sa gueule et on démissionne ! Face aux valeurs de haine, de rejet, de discriminations et de violences contre lesquelles doit se dresser, au quotidien, tout élu responsable et républicain,  la solidarité humaine se doit d’être plus forte que la nauséabonde solidarité municipale avec le 1er magistrat de la commune !

Dans « La vie notre », Pierre Thiollière , poète Insoumis, chante les difficultés sociales et les luttes collectives qui visent à les corriger à travers la pratique politique de la fraternité.
[aux éditions du chat lézard : La vie pourtant… Poèmes pour un siècle nouveau.]J’ai choisi le poème ci dessous, tant le village endormi dont il est question m’a rappelé la Salvetat sur Agout :

La France insoumise : Mettons leur une bonne gaucheBien au-delà
du petit village endormi
où seuls les chats
feulent leurs amours insoumis,
Je sais, je vois
le vaste monde des humains.
J’entends leurs voix,
j’ouvre leurs yeux, je tiens leurs mains.

 

Le Nationalisme : c’est la guerre !

Oui, comme l’a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Marseille,  le nationalisme, le repli sur soi , le communautarisme, c’est la guerre !

J’ai souvenance qu’au cœur de l’ Europe, un terrible conflit éclatait en (ex) Yougoslavie  en 1991. Une série de conflits violents dans les territoires de l’ancienne République fédérative socialiste de Yougoslavie entre 1991 et 2001. Les guerres se succèdent, affectant les six républiques de la défunte République fédérale socialiste de Yougoslavie.
Le président Serbe, Slobodan Milosevic,  est jugé coupable de mener une politique de purification ethnique ultra  nationaliste contre des peuples des ex-républiques Yougoslaves (Croatie, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Monténégro, Kosovo).
C’est dans ce contexte très particulier que  je pars  à en Serbie en avril 1993, en renfort auprès de l’attaché de défense  prés de l’ambassade de France à Belgrade.
Il ne s’agit pas de pointer les responsabilités des uns et des autres dans un déroulement  historique de ce conflit mais simplement de témoigner de ce qu’une politique nationaliste, animée  par un élan de religiosité réactionnaire [ Chrétiens Orthodoxes, Catholiques, Protestants, Musulmans] , pouvait entraîner comme traumatismes  dont les premières victimes étaient le Peuple, les Gens…
Huit mois passés à Belgrade valent bien que je jette quelques souvenirs qui me raclent encore parfois le fond de la gorge en songeant à ce que le  nationalisme, le souverainisme, le culte identitaire d’une extrême droite décomplexée  engendrent comme malheurs auprès des braves gens qui ne demandent qu’à vivre dignement.
Souvenirs , Souvenirs :

  • Le survol de la Serbie étant interdit, l’aéroport international de  Belgrade était fermé.  J’atterris  à Budapest en Hongrie. C’est par la route que je rejoins Belgrade.  Au poste frontière, une file interminable  de voitures, de camions et  de bus surchargés  dont les fonds de caisses transformés possédaient en double-fond des réservoirs car Belgrade manquait de produits de premières consommations  mais aussi d’essences.
  • Durant la traversée  du territoire serbe, la longue plaine de la Voïvodine, les paysans travaillaient leurs terres avec des chevaux ou des vaches et souvent je doublais ou croisais des attelages. Vision idyllique d’un paysage me rappelant mon enfance où durant les vendanges, le raisin était transporté dans des comportes jusqu’à la coopérative par de tels attelages. Vision fausse bien sur d’une triste réalité : le manque de carburant clouait aux hangars les tracteurs et autres machines-outils.
  • Le passe droit de l’immatriculation du véhicule (CD – corps diplomatique) ainsi que le passeport de service permettait  de passer les nombreux points de contrôle des forces de sécurité ou de groupes para-militaires sans encombre ni vérification.
  • Je découvrais à Belgrade une économie exsangue, un système bancaire totalement écroulé. Tout n’était  que marché noir .  L’inflation était telle que j’échangeai dans la rue auprès de dealers par  petites coupures de 10 ou 20 marks maximum quotidiennement. Au Printemps 1993, la plus grosse coupure était  50.000 (cinquante mille) dinars, à l’hiver 93, la plus grosse coupure était 50.000.000  (cinquante milliards) de dinars.  La planche à billet fonctionnait tant, que les anciennes coupures de 500, 1000, 10.000, etc…. jonchaient les trottoirs de la ville, au point que les autorités avaient installé de grandes urnes rondes et transparentes afin que la population y déposent cette monnaie sans plus aucune valeur si ce n’est celle du papier. Les retraites, comme les salaires, étaient payés à la semaine.
  • Tout fonctionnait au marché noir, même les médicaments alors que l’afflux des  réfugiés des « enclaves serbes » en territoire Croate (majorité catholique, papiste ou anti-papiste) ou en territoire Bosniaque voire du Kosovo (majorité  musulmane) était immense. l’échange de « chair humaine » d’un pont à l’autre, sous l’observation d’observateurs de l’ONU était monnaie courante alors que cette population déracinée de Split, de Mostar, de Dubrovnik, de Sarajevo et autres villes encore  ayant particulièrement souffert avait aussi un urgent besoin de soins.
    C’est ainsi, que l’ aéroport de Belgrade fut spécialement ré-ouvert pour permettre à Danièle Mitterrand accompagné de Maître Kiejman, ministre de la justice, pour venir  récupérer Vuk Draskovic  un opposant que les sbires du système du président Slobodan Milosevic avaient passé à tabac. Sorti des groles  et emmené à l’hôpital avant l’arrivée de la délégation française, c’est en ce lieu  que Danièle Mitterrand venant « récupérer le prisonnier politique  fut « emmenée »  fermement par une infirmière à l’étage maternité pour qu’elle se rendent compte de la souffrance qu’endurait les nouveaux-nés  par manque de soins et de matériels. Souffrance pouvant aller jusqu’à la mortalité mille fois plus importante  sur l’échelle des valeurs humaines  que tous les frais engagés pour le  sauvetage  d’un seul homme.
  • Je me souviens aussi de « Stanka »,  cuisinière  depuis plus de 30 ans à l’ambassade, elle  avait vu défilé bien des ambassadeurs et ne parlait jamais de prendre sa retraite. Je descendais aux cuisines, Stanka qui  boitillait, usait ses chaussures jusqu’à la semelle. L’usure inégale entre son pied droit et son pied gauche faisait qu’elle portait des chaussures différentes a ses extrémités. Nous en rigolions [ en y repensant maintenant , ça lui donnait une allure de « Cagole » ) comme nous nous amusions des milles et une anecdotes (parfois croustillantes) de sa longue carrière à l’ambassade et des réceptions qui y avaient été données. Stanka, a été pour moi comme une maman, elle me préparait  de merveilleuses  soupes de légumes qu’elle enrichissait d’une cuillère de la peau qu’avait formé le lait cru, me rappelant ainsi mon enfance. L’avant veille de mon départ, j’avais offert à Stanka, qui avait conservé  une certaine  coquetterie, un grand parfum Français ( avec des devises on trouvait tout au marché noir), et c’est dans un merveilleux sourire qu’elle me  « grondait », non pas pour le cadeau  qui l’enchantait mais parce que j’avais organisé   2 repas de ma fin de mission séparé : l’un avec   des personnes de l’ambassade et un autre le lendemain avec des amis serbes faisant ainsi un clivage qui à ses yeux était indigne parce que j’avais fait le « tri » dans les relations humaines que j’avais noué durant mon séjour. C’est tous ensemble  en une seule fête  de départ que j’aurai dû organiser ce moment,  me reprochait-elle. C’est dire tout l’humanisme  , tout l’amour que possédait cette petite grande femme du peuple. Merci Stanka pour cette leçon de vie !
  • Je me rappelle aussi de Miliça, revenue  de son Kosovo natal avec sa famille et qui n’avait en tête que d’immigrer au Canada. Elle adorait lire des comptines de poètes français. Elle rayonnait en me lisant « Petit Papillon vert ».
  • D’autres encore qu’il serait trop long à narrer, mais je tiens à partager cette rencontre avec la petite fille  du professeur Pavlovitch, un éminent professeur de littérature française à Belgrade. Elle m’a offert « les fleurs du mal » de Charles Baudelaire, une édition rare, tirée seulement à 840 exemplaires et  comportant le numéro 95, gravé  en lettres d’or  au nom de  » M. Pavlovitch » son  arrière grand-père contemporain de l’auteur. Pourquoi  m’offrir cet exemplaire des fleurs du mal sorti de cette ancestrale bibliothèque où nous avons passé tant de temps à échanger ?  Surement La beauté des âmes qui se découvrent !

La liberté d’informer n’est pas un délit !

Problème : en 2017, la liberté d’informer, sans laquelle les démocraties ne sont que des promesses aveugles, gît une fois encore dans l’angle mort des urgences de la plupart des candidats. Cette liberté n’est pourtant pas le privilège d’une corporation, mais elle est au fondement du droit des sociétés à savoir. En un mot, c’est de vous qu’il est question. Vous qui lisez ce texte. Vous qui êtes appelés les 23 avril et 7 mai prochains à voter — ou pas. Vous qui, de gauche, de droite, du centre, d’ailleurs ou de nulle part, êtes au moment de la convocation aux urnes des citoyens dotés de convictions (ou pas), qui doivent dans tous les cas être instruits par des faits.

Fabrice Arfi co-auteur de " informer n'est pas un délit"La liberté d’opinion et la liberté d’informer sont des notions distinctes. La première est la liberté donnée à chacun, donc à n’importe qui dans une démocratie, de pouvoir donner sans risque son point de vue, à condition, cela va sans dire, que celui-ci n’enfreigne pas quelques lois élémentaires sur la haine de l’autre. La liberté d’informer n’est pas plus importante mais elle est tout aussi vitale. Elle est l’audace d’un pays qui, par ses lois et son écosystème institutionnel, politique et culturel, laisse prospérer en son sein les agents d’intranquillité que sont les journalistes. Ces emmerdeurs qui portent à la connaissance du plus grand nombre ce qu’on ne se savait pas avant de le lire, l’écouter ou le voir. L’information est un contre-pouvoir. Voter sans savoir ne sert à rien ; cela est connu depuis des lustres.

le député Victor Hugo à la tribune de l’Assemblée constituante, en 1848 :

Victor Hugo - Je suis le ténébreux par qui tout dégénère

« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre. »

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