L’éolien industriel en Haut-Languedoc : Hollande interpellé !

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Venu pour faire de la récupération  politique en Haut-Languedoc sur le dos  de Jean Jaurès , François Hollande est invité à faire aussi de la récup  des nombreux mats  de l’éolien industriel qui mitent  tout ce territoire.
Discours de Jaurès  à Nîmes du 4 février 1910 : 

Jean Jaurès à Nîmes

Jean Jaurès à Nîmes

 

« Citoyens, quelle grande chose ce sera, le jour où tout un peuple libre proposera la paix aux autres peuples ! Ce jour-là, ce sera la fédération des nations. Ce sera pour la première fois depuis que la planète roule sous le soleil à travers les jours et les nuits, ce sera l’organisation de l’humanité, non pas d’une humanité uniforme, mais d’une humanité variée par le libre génie des nations autonomes et fédérées…

 


Jaurès et la nécessité du combat

Elle sera la Fédération de nations vraiment libre de toute contrainte ; libre de la contrainte des partis à l’intérieur, libre de la menace du sabre, affranchie de la menace capitaliste, affranchie de toutes les tyrannies, de la tyrannie de l’argent, de la tyrannie du glaive, de la tyrannie du dogme. Alors, se rassembleront sous le ciel bleu, sous le Soleil de l’universelle justice, toutes les forces de l’humanité réconciliée. »


Suite à la rencontre de la délégation du collectif « Toutes nos énergies » avec le conseiller à l’environnement du président de la République en visite dans le Tarn , la lettre ci-dessous  lui a été remise.
Le collectif Sud-Tarn, les associations Arvie, Calelh, Noelin, Reveihl, Sauvegarde des maisons et paysages, Vent d’Alerte (Tarn) Eho!lien local, L’Engoulevent (Hérault), militant pour préserver une montagne authentique et accueillante, pour défendre les droits de ses habitants et pour promouvoir des alternatives énergétiques à l’échelle locale dans le Haut-Languedoc, ont rédigé cet appel :

François-Hollande-albiDepuis quelques années nos territoires ruraux les plus vulnérables sont pris d’assaut par les protagonistes de l’éolien industriel au nom d’une prétendue nécessité énergétique, mais surtout en raison des incroyables avantages fiscaux , financiers et réglementaires qui leur ont été octroyés.
Jamais un groupe de pression n’a pu bénéficier d’autant de faveurs. Il a su mener avec habileté une action continue auprès des élus locaux et des parlementaires, sensibles à des promesses plus ou moins transparentes et souvent mensongères. Les imprécateurs du sauvetage de la planète, fascinés par une technologie parée à leurs yeux de toutes les vertus, leur apportent tout leur soutien.
Il en résulte pour nos territoires ruraux un massacre environnemental et une meurtrissure sociale.

Un massacre environnemental.
l’absence de planification du développement éolien industriel se traduit par des implantations au coup par coup dans des secteurs isolés. Il en résulte – outre une multiplication de nouvelles installations de raccordement au réseau électrique (transformateurs, lignes à haute tension) avec leurs surcoûts considérables – un véritable mitage des espaces naturels ;
Toutes les considérations sur la protection de l’avifaune et des chiroptères, des couloirs de migration et des espaces naturels fragiles sont systématiquement minimisées voire ignorées, tant dans les études d’impact que dans les avis de la DIREN, plus soucieuse d’objectifs quantitatifs que de défendre la précieuse et fragile biodiversité de nos territoires.

Une meurtrissure sociale.
Les atteintes à la démocratie locale se multiplient à l’occasion de chaque projet d’éolien industriel dans nos collectivités locales : dissimulation et rétention d’information, mépris des inquiétudes exprimées par les citoyens, distribution d’avantages financiers, conflits d’intérêts, enquêtes publiques souvent partiales et toujours favorables aux projets ;
le choix presque systématique de sites d’implantation éloignés des bourgs principaux ou en bordure de la commune voisine, les avantages financiers accordés aux uns et les nuisances que doivent supporter les autres, exacerbent les tensions sociales ;
la brutale transformation de leur environnement, la dégradation de leur paysage familier, hérité de générations plus respectueuses de l’harmonie rurale, les nuisances réelles des aérogénérateurs, constamment ignorées par ceux qui devraient les en protéger, sont autant de blessures profondes pour les habitants de nos territoires.

Le Haut-Languedoc a la chance d’être un territoire reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère qui lui a valu d’être classé Parc régional naturel. Une centaine d’éoliennes industrielles sont installées à ce jour sur ce territoire et plus de cinq cents éoliennes seraient en prévision.
Le Haut-Languedoc est sur le point de perdre un patrimoine précieux. La poursuite de cette industrialisation d’espaces naturels préservés jusqu’ici, est une menace grave pour la biodiversité, pour le cadre de vie et pour le potentiel touristique de notre région.

Nous sommes convaincus qu’il existe des réponses techniques, avant tout pour la réduction de nos consommations énergétiques, mais également pour la production d’énergie, plus adaptées à notre contexte et à notre époque, faisant appel à l’innovation, à la responsabilité des acteurs locaux et s’inscrivant dans le développement local.

Monsieur le Président, nous savons que vous ne céderez pas aux voix de ceux qui se satisfont de mépriser nos inquiétudes, nos réflexions et nos propositions, en nous qualifiant d’anti-éoliens. Nous vous demandons solennellement d’intervenir pour que soit trouvée une réponse favorable aux problèmes que nous vous avons exposés.

Le collectif toutes nos énergies.


Hollande et l’éolien industriel en Haut-Languedoc.

Compte rendu rencontre TNE à la préfecture d’Albi le 23 avril 2014 à l’occasion de la venue du Président de la République François Hollande dans le Tarn.

COMMUNIQUE /

 

hurlevent éoliennes contestées

l’éolien industriel contesté.

« Une délégation de 5 personnes (Monique Michaélis, Michelle Janisset , Colette Alègre Patrice Goyaud, Raymond Alègre ) du collectif TNE « Toutes nos énergies », associations et collectifs Tarn et Hérault soucieuses de la protection de l’environnement en Montagne noire et Monts de Lacaune, a été reçue dans le salon Louis XIII (on l’a échappée belle !) par Patrick Vieu, interlocuteur principal, originaire d’Albi, conseiller à l’Environnement de François Hollande. Il était accompagné du directeur de la DREAL, que certains du Collectif avaient déjà rencontré à Toulouse, et de la directrice de la DDT (Direction départementale des Territoires) représentant la préfecture du Tarn.

Après remise au conseiller du courrier au nom du collectif TNE et d’un courrier au nom des associations de l’Aveyron, département très impacté par l’éolien industriel et avec qui nous luttons auprès des autorités régionales, la délégation a été invitée à s’exprimer.

Il a été précisé que nos associations apolitiques, représentatives par le nombre et la diversité (professions, opinions, milieux sociaux) de leurs adhérents et sympathisants agissaient pour la préservation de notre environnement face à l’invasion de l’éolien industriel et à la destruction programmée de notre patrimoine.

eolienne_en_feu_Le discours du conseiller s’est révélé très conforme aux postures du PS sur la transition énergétique, le mix énergétique, la baisse du nucléaire compensée par les ENR dont l’éolien industriel, solution la moins coûteuse, approuvée par la majorité des Français, fondée sur l’intérêt général, génératrice d’emplois, indispensable au développement de la voiture électrique et facteur de croissance.

La délégation s’est employée à dépasser les problématiques purement locales pour souligner l’absence de réelle démocratie et de vraie concertation de la part de certains élus, la fracture sociale, les comportements inacceptables des promoteurs éoliens (à ne pas confondre avec les constructeurs), et l’aberration économique, sociale que constitue l’éolien industriel, livré en pâture aux appétits des spéculateurs, qui implantent des parcs n’importe où du moment que c’est possible, défigurant les plus beaux paysages français, bouleversant la vie de territoires fragiles.

A nous les gens des montagnes et grands espaces de supporter ces implantations anarchiques qui sont censées, à grands frais, apporter plus d’électricité aux villes qui continuent à la consommer frénétiquement sans se soucier de l’utiliser de manière non abusive.

Même si notre sens civique a été unanimement salué par nos interlocuteurs, nous n’en avons pas moins évoqué la colère grandissante suscitée par l’éolien industriel qui, rajoutée aux autres contraintes et sujets de mécontentement, contribuait à augmenter la pression et faire craindre les débordements.

L’entrevue a duré 1h, le dialogue/débat a été âpre mais courtois et nous a permis d’aborder l’ensemble des points qui nous tiennent tous à cœur. Nous avons été écoutés, reste à savoir si nous serons entendus. »

La délégation TNE


 

« L’ennui, en matière de décision, c’est de ne jamais savoir si on pourra vraiment s’y tenir. » ( Jacques Languirand )

Jacques_Languirand

C’est effectivement là que réside  l’ennui avec François Hollande !

Lettre au Président de la république

Lettre au Président de la République

Analyse de l’impasse dans laquelle se situe l’éolien en France
par le Collectif “Sauvons l’Aveyron du Fléau éolien industriel”

Deux raisons objectives s’opposent au développement de cette fausse énergie renouvelable
– le caractère peu favorable du vent dans un nombre important de régions,
– le mitage des habitations.

I-Vent et situation économique :

Le rapport de la CRE qui articule essentiellement ses conclusions sur le vent- ce qui constitue un progrès- paraît toutefois présenter une vision économique très parcellaire de l’éolien industriel.

1-Sur le lien effectué entre tarif de rachat et rentabilité

Si la zone est venteuse, le tarif de rachat est trop élevé et induit une trop forte rentabilité des capitaux propres .C’est limpide : la subvention est inutile.
Si la zone ne l’est pas : pourquoi vouloir subventionner puisque désormais l’éolien est mature ?
Dans les deux cas , le tarif actuel induit de l’impôt : la CSPE, aux effets délétères bien connus, sans contrepartie pour l’intérêt général

Pour le dire autrement :on pourrait déterminer un certain niveau de CSPE au-delà duquel le dépassement serait interdit et on le couplerait à des appels d’offre..
Ce système favoriserait les zones ventées et les coûts d’investissement bas.
Ce serait une façon de mettre en avant le lien entre le développement des ENR et le coût de l’énergie, pour une meilleure compréhension

2-Sur l’investissement supplémentaire en réseaux induit par une production décentralisée .
Rien n’est dit sur le surcoût des réseaux que RTE doit construire et sur les transformateurs à installer, sans se préoccuper de la puissance du vent .
On commence en général par décider d’installer des machines dont le raccordement est ensuite mis en file d’attente .
Cela signifie que le tarif peut contribuer à mettre en attente des éoliennes peu ventées mais rentables artificiellement en raison du booster que constitue le rachat..
Si elles sont raccordées : RTE ( les consommateurs d’électricité)va investir dans une ligne reliée à un artifice qui sera abandonné dans 15ans.

Conclusion : le rapport devrait aussi tenir compte des coûts de raccordement

3-le rapport est muet sur l’effacement dont le coût et les subventions ont été dénoncés par le Conseil National de la concurrence.
Les zones ventées sont circonscrites à certaines régions:.
Favoriser les zones peu favorables va accroître l’incidence de l’intermittence et donc requérir de stopper la consommation pendant les pics de consommation sans vent.

Or , pas un mot sur le surcoût lié aux boîtiers d’effacement ou alternativement à l’obligation qu’il y aurait alors faute d’effacement, à accroitre le nombre de centrales thermiques à Gaz fonctionnant 3 jours sur 4 par intermittence..
On peut donc trouver que le rapport présente une vision très partielle des enjeux économiques de l’éolien cela alors qu’il est facile d’observer le coût de l’énergie chez les allemands .
La logique économique et écologique devrait conduire à cesser d’installer des parcs là où le vent n’est pas suffisant .

II-éoliennes et santé

Militer pour ouvrir le rayon de protection des habitations au delà des 500m répond au principe de précaution.
La protection des 500 m a été posée en 2006 contre l’avis de l’Académie de médecine qui préconisait le triple et aussi à une époque où les machines ne dépassait pas 120 m.
On pourrait relancer le débat autour des effets conjoints :
– du bruit et cela au-delà de la problématique réglementaire de l’émergence sonore
– des vibrations, les pâles peuvent atteindre 60 m dit la CRE.
– de l’effet stroboscopique ( On se souvient des effets délétères de certaines rangées d’arbres le long des routes )
Il serait intéressant de connaître la position actuelle de l’Académie .
Élargir le cercle de protection des habitations à 1500 m, et réserver leur implantation aux zones réellement ventées paraissent constituer des revendications de nature à éviter bien des saccages inutiles de nos territoires et somme toute assez facile à expliquer dans un
discours politique .

Conclusion

Notre combat est bien sûre enraciné dans notre culture mais aussi dans notre inconscient et notre construction mentale .
Notre refus de l’éolien n’est pas le fruit d’un égoïsme ou d’un refus du progrès mais celui d’un réflexe de survie.
La violence qui nous est imposée par la simple menace de voir disparaître nos paysages et pire assister impuissants à l’ineffable, mérite d’être dénoncée .
L’importance du paysage pour l’homme se vérifie dans l’art. .
Dans la peinture c’est une évidence !
L’excellente exposition du Grand Palais consacrée au vidéaste américain Bill Viola le démontre aussi par l’art contemporain .
Cette citation de l’Artiste éclaire notre combat :

“In short, landscape is the link between our outer and inner selves”
“Pour faire court, le paysage est le lien entre le moi extérieur et le moi intérieur”

Fait à Anglars St Félix, le 22 avril 2014

Collectif “Sauvons l’Aveyron du Fléau éolien industriel”

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l’éolien industriel en PPS

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Un commentaire

  1. il faut protéger nos montagnes et notre territoire car ceux qui proposent l installation d éoliennes ne possèdent pas de montagnes et se fichent de la beauté du paysage ou ne résident pas dans nos campagnes

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