La Salvetat sur Agout / Saint-Pons : La guerre du bois aura-t-elle lieu ?

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La guerre du bois aura-t-elle lieu  dans le secteur  Saint-Pons / la Salvetat  sur Agout ? La question mérite d’être posée car selon l’Observatoire du métier de la scierie : « les conflits d’usage sont en train de « faire bouger les lignes » à l’amont de la filière bois. Ce mouvement lent mais irréversible qui, depuis une dizaine d’années, s’est installé en France comme à l’étranger,  met en évidence des problématiques qui :

  • bouleversent les pratiques professionnelles,
  • créent des tensions entre les acteurs,
  • déstabilisent  surtout les pratiques commerciales.

Ces problématiques  pourraient aller jusqu’à remettre en cause l’avenir des industries papetières, celles du sciage et de la fabrication des panneaux. » coupe à blancCes conflits d’usage déstabilisateurs  et toutes ces problématiques sont bien connus des populations du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc et particulièrement du canton de la Salvetat sur Agout. Plusieurs types sont à considérer :

  • l’export des grumes en direction de la Chine. Une « fuite de bois » privant scieurs, fabricants de panneaux, papetiers, d’une matière première détournée des filières traditionnelles au profit seulement des « mieux-disant » chinois et des pratiques spéculatives des traders ;
  • La croissance exponentielle du bois d’énergie. Un secteur qui recycle les produits connexes de scierie en permettant à ces mêmes scieries d’équilibrer des bilans financiers malmenés par la crise. L’affectation de plus en plus massive vers le bois énergie ne fait pas les affaires des papetiers et fabricants de panneaux qui peinent de plus en plus à trouver une matière première qui leur était, il y a encore quelques années, naturellement acquise de la part des scieurs mais aussi de la part du secteur forestier qui y dirigeait ses bois d’éclaircie;
  • l’approvisionnement tendu des scieries. Peu concernées par le problème, les scieries artisanales trouveront toujours leur volume nécessaire à proximité de leur site, mais le conflit d’usage entre mégas scieries et scieries moyennes fait déjà débat dans le secteur Saint-Pons / la Salvetat sur Agout. Le conflit d’usage agit lorsque les grands groupes, loin de leur base, viennent s’approvisionner au détriment des acteurs locaux ;
  • la pression des écologistes, des riverains…Morvan (Adret) L’exemple récent de riverains s’opposant à l’implantation de la scierie Erscia dans le Morvan   montre la capacité d’une population à se mobiliser et à s’opposer à un projet industriel destructurant leur environnement.

Tout est-il possible dans la filière bois?

GollumLe commerce libéral et l’ouverture des frontières montrent qu’il n’y a plus de « chasse gardée » dans les usages du bois et les zones d’échange.
Tout est question d’argent et le mieux-disant remporte la mise à tous les coups, qu’il soit acheteur français, allemand, trader belge ou acheteur chinois…
Au milieu de ces vifs échanges, parfois contradictoires, les adversaires sont tous d’accord sur un point :

« si la situation est tendue, le pire reste à venir… »

Le gouvernement s’efforce en effet de porter la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique de 9 % en 2009 à 23 % en 2020, un objectif fixé par l’Union européenne.
Dans l’Hexagone, la filière bois doit fournir à elle seule un tiers de cet effort.
Faits aggravants :

  • – des pays qui manquent de forêts, comme le Royaume-Uni, l’Italie et le Danemark, s’approvisionnent en France pour atteindre ces mêmes objectifs;
  • – les exportations vers le sud-est asiatique explosent.

 

Mouvements dans la filière bois  des hauts-Cantons : la Salvetat sur Agout – Saint Pons – Olargues.

 crispa-group

  • le groupe  EON , une méga structure basée à Gardanne
  • « Crispa-Group »  CMB Énergie basé à Frontignan (34310)

sont intéressés  par le massif forestier de la montagne du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc.

A ce sujet vous trouverez ci dessous le communiqué que le syndicat des propriétaires privés a bien voulu me communiquer :


 » COMMUNIQUE du Syndicat des forestiers privés de l’Hérault »

 « Le bois énergie vu par les propriétaires et leurs représentants syndicaux »

–Article diffusé avec l’accord du conseil Syndical–

  Voilà bientôt 4 ans, que de la plaquette forestière qui alimente les chaufferies industrielles (exemple la commune de  Fraïsse ), nous sommes passées à la commission bois énergie à l’alimentation des particuliers avec les poêles à granulés et aux petites chaufferies communales très efficaces, le tout à grand renfort de subventions et crédits d’impôt sans se préoccuper de la ressource qui venait des pays européens (Allemagne, Pologne…).
Une unité de granulation a bien été installée sur Mende en Lozère et une sur Bordeaux en Gironde mais laisse le Sud de la France en sous alimentation, ce qui met le prix de la peulet (granulé) à un prix oscillant entre 280 et 300 euros, la tonne.
lettre Barret
Dans le Nord de la France, le prix du bois énergie avoisine les 20 euros sur pied, chez nous, sans commentaire, le prix est de 1 à 4 euros et revendu 94 a 96 euros la tonne sans état d’âme, une fois le produit fini en plaquettes par des gens sans scrupule profitant parfois du grand âge de beaucoup de propriétaires.
Après de multiples recherches, nous avons trouvé une entreprise Française « Crispa » avec un chef d’entreprise dynamique, prêt à faire une étude sur le secteur du Saint-Ponais et du canton de la Salvetat sur Agout avec implantation d’une usine à Courniou pour la production de 10.000 tonnes de granulés.
Après étude , contact avec Jean-Pierre Rouanet, le maire de Courniou, le projet s’avérerait non rentable si l’on ne passe pas à une production de 100.000 tonnes par an comme l’a confié le bureau d’étude à l’entreprise « Crispa » implantée à Frontignan sur l’ancienne entreprise Lafarge et bénéficiant de 20.000 M² de stock avec des toitures en photovoltaïque.

Création d’emplois :
22 sur site et 70 à 80 emplois (coupeurs, débardeurs, transporteurs) dans les hauts cantons avec achats sur pieds.

Le descriptif du projet « CRISPA » :

  • 40.000 tonnes pour une co-génératrice de production d’électricité et séchage des bois
  • 60.000 tonnes de production de granulé. Le projet Crispa s’inscrit parfaitement dans la logique de développement durable  de la filière bois de proximité .

Objectifs :

  • Faire tomber le prix à 240 euros la tonne environ.
  • Valoriser le prix sur pied à 20 euros la tonne des premières éclaircies de résineux et des coupes à blanc de châtaigniers pour garantir un revenu correct aux tâcherons (20 à 22 euros la tonne = coupes et débardage – prix bord de route).

Les investisseurs héraultais auront surtout pour exigence de se fournir sur notre territoire et de préparer la forêt de production de demain. article canard enchainé

Le projet EON à Gardanne,
projet allemand de cogénération financé par la France :

  • 1 million de tonnes par an.
  • Approvisionnement par bateau du monde entier.
  • dans un deuxième temps futur mode d’alimentation avec un rayon de 400 km mise en place de coupeurs, débardeurs, flotte de camions et achats sur pieds de la ressource.

Le syndicat s’y oppose fortement parce que c’est un projet surdimensionné, polluant et inutile.
Le Syndicat reste vigilant et s’attend à une envolée du prix du bois énergie sur pied car il faut aussi savoir que dans le massif central une chaufferie surdimensionnée, sans étude préalable, précise et sérieuse de la ressource, a été détruite sans avoir fonctionné pour revenir à une chaudière toute neuve au gaz.

Largement subventionnée par l’argent des contribuables les sommets de la bêtise budgétivore ont été atteint sous couvert de développement durable des énergies renouvelables…
Seul « CRISPA », soutenu par le syndicat est prêt à récupérer les bois de dépressage, de détourage et tout le bois laissé sur les terrains ainsi que sous les lignes électriques, etc.…

Un important effort des routes forestières doit être réalisé dans les hauts cantons secteurs Saint-Chinian, 
les avant-monts, Saint-Pons, et la Salvetat sur Agout.
Jusqu’à présent, certains maires ou conseillers généraux de ces cantons ont posé des peaux de bananes à répétitions pour que les projets déposés par les propriétaires pour désenclaver les terres forestières n’aboutissent pas.
Quand la volonté politique est de tuer un territoire on ne peut pas mieux faire car il est plus facile de détruire que de construire.

Filière bois - la salvetat sur agout - article midi libre du  10 mars 2014Cette demande va faire monter les prix de la plaquette mais aussi les prix du bois d’œuvre. Quand enfin sortirons-nous d’une gestion purement comptable et financière défavorable, articulée et entretenue par certains ?
Le syndicat est géré par une équipe dynamique qui vous défend efficacement auprès des pouvoirs publics.
Son président siège avec des membres du C.A. au C.R.P.F – L.R, à la chambre d’agriculture et dans une multitude de commissions départementales et régionales (préfectures, CDOA, conseil général, conseil régional, Parc Naturel etc.)

Une association syndicale libre a vu le jour regroupant 65 communes de la partie Héraultaise du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc.
Gestion forestière, ouvertures de piste, échanges de parcelles sont au programme mais aussi couvertures juridiques, assurances (prix attractifs par contrat de groupes) statut des propriétaires etc.

Venez nous rejoindre dans ce projet syndical ou tout le monde a sa place pour apporter les bonnes réponses au développement humain et durable de notre territoire.
Contact : Président BARET Alain
SYNDICAT des FORESTIERS PRIVE de l’ HÉRAULT

Le Roc – Chemin d’ Arténac

34220 Saint – Pons de Thomières.
Téléphone :
06.71.77.79.71.


l’avis d’un professionnel de la filière bois : secteur Saint-Pons / La Salvetat sur Agout

Je suis donc allé recueillir le point de vue d’un  professionnel de la filière bois, exploitant Forestier dans les Hauts – Cantons qui m’ a  fait la déclaration suivante :

scieur

scieurs 1950

« La faisabilité de ces projets n’est possible qu’en présence d’entreprises d’exploitations forestières or, il se trouve que leur nombre se réduit d’années en années. Il est vrai que ce métier est difficile mais la principale problématique est sans doute le coût des investissements. En effet, :

  • le matériel est de plus en plus coûteux et de moins en moins subventionné ;
  • la main d’œuvre qualifiée et disponible reste rare sur le marché de l’emploi;
  • Les appels d’offre et marchés existants sont contractualisés annuellement, alors que les banques demandent des engagements longs (minimum cinq ans) pour nous accorder des crédits d’investissements. (Prix moyen d’une abatteuse 450.000 euros H.T).

On peut observer sur ces projets de cogénérations, divers approvisionnements. Il se trouve que l’on nous fait part d’alimenter de telles usines avec des déchets de végétaux difficilement mobilisables (bois de dé-pressage, de détourage et tout le bois laissé sur les terrains ainsi que sous les lignes électriques, etc.…), or en exploitant de telles  parcelles, l’équilibre financier de l’opération n’est pas évident, aussi bien pour le propriétaire que pour l’exploitant. Si cet équilibre n’est pas acquis pour les propriétaires, on peut craindre de nombreuses parcelles non reboisées ou non entretenues (premières éclaircies non réalisées).

De plus, il est à prendre en compte l’économie mondiale impactée par ces types de produits  : pâtes à papier, panneaux de particules,…

abatteuse

abatteuse

Des groupes comme Fibres Excellences à Saint-Gaudens (31) et Tarascon (13) ou La Tarnaise des Panneaux à Labruyère (81) connaissent la concurrence du marché mondial (coût de la main d’œuvre et de la matière première).
Il faut savoir que ces industries ont du mal à satisfaire le volume d’approvisionnement utile à leur bon fonctionnement ;
c’est pourquoi une « guerre » de la matière peut avoir lieu.

Nul n’est censé oublier les fermetures à répétitions par manque de matières premières sur leurs plates-formes de production et les conséquences directes sur l’économie locale où ces grosses entreprises étaient implantées.

Il en va de soi que des nouveaux projets valorisant les bois sont utiles à la profession mais nos activités seront durables que si tous les intervenants de la filière bois sont bien considérés. Il serait peut-être judicieux de :

  1. réétudier la répartition des subventions entre tous les acteurs de la filière,
  2. contractualiser sur du long terme avec des prix révisables annuellement les contrats passés avec l’O.N.F. qui permettrait un meilleur soutien des banques aux  investissements des  entrepreneurs de la filière bois.
  3. pallier au déficit de main d’œuvre de notre métier,en adaptant la formation professionnelle forestière aux besoins réels de la filière.  Les besoins en personnels hautement qualifiés (conducteurs de machine, bûcherons pour l’essentiel et non d’ingénieurs) sont énormes et non satisfaits…

Dissensions  chez les conseillers généraux  à majorité P.S. : la guerre du bois est relancée !

croquis cros

Salvetois sans Panache

Dans  cette chasse  à la matière première qu’est le bois, les intérêts des uns et des autres, sensiblement divergents sur bien des points, convergent tous  sur l’utilité voire la nécessité des subventions, à tous les niveaux de la filière que ce soit  :

  1. des petits propriétaires qui ont besoins des subventions pour l’ouverture et l’entretien des pistes.
  2. des exploitants forestiers et scieurs qui ont besoin d’une main d’œuvre qualifiée et d’aides .
  3. des  lycées agricoles pas assez bien équipé financièrement pour être pourvu d’ un matériel éducatif performant ( coût d’un simulateur 250.000 à 300.000 euros) pour l’enseignement des futurs forestiers.
  4. des entreprises qui déposent des projets de développement avec aussi  des dossiers de demandes de subventions.

Alors que :

  • Le bois se vend , mais  dans nos Hauts Cantons, la forêt est parfois difficilement accessible d’où la forte demande d’ouverture de pistes.
  • Le travail ne manque donc pas pour les forestiers d’où une forte demande de main d’œuvre qualifiée.
  • La forêt française n’est pas en régression comme dans certains pays européens (la Roumanie en particulier)
  • les entreprises sont présentes sur le marché (local, national et international)

La pénurie de matières premières, le manque de bois guettent surtout les entreprises qui produisent la pâte à papier, les granulés, les plaquettes, les panneaux particules bois….
L’ensemble de la filière est « sensible »  aux mannes financières  des conseillers généraux qui eux mêmes sont plus sensibles aux  intérêts électoraux qu’ils pourront  recevoir en échanges de promesses électorales fantaisistes. L’exemple du Camp  Del tour, à la Salvetat sur Agout, la plate-forme bois qui a obtenu le Label « P.E.R. » (Plan d’Excellence Rurale) qualifié  par la municipalité de la Salvetat   :
« de  patate chaude qu’a héritée Madame Mathieu lorsqu’elle a pris la présidence de la communauté des communes de la montagne du haut Languedoc en 2008, un fiasco total qui a presque doublé l’endettement de la CCMHL entre 2007 à 2012 en passant de 462 euros par habitant à 821 euros par habitant. ( Page 6 du bilan de mandat de la commune de la Salvetat sur Agout).

On ne peut que douter de cet hydre communautaire et de son sherpa Francis Cros, candidat tête de liste aux élections municipales et communautaires de la Salvetat sur Agout, quant à ses compétences  de visionnaire et ses capacités de bon gestionnaire qui dénotent un manque de talent certain sauf  en ce qui concerne les promesses électorales.

Le triumvirat socialiste  Saint-Pons (Mesquida) – Olargues (Arcas) – La Salvetat sur Agout (Cros) est divisé sur le choix de l’entreprise à soutenir souvent uniquement pour des raisons clientélistes et d’égos surdimensionnés.
Certains  conseillers généraux sont impatients que le nouveau canton N° 5 soit opérationnel en 2015.
D’autres  pensent que la Plate-forme forestière du Camp Del Tour à la Salvetat sur Agout qui a déjà englouti plus de 3 millions de subventions depuis 2006 avec 2 créations d’emplois , bien loin de la cinquantaine d’emplois promis il y a 6 ans , promesse  renouvelée en 2011 lors des cantonales par le candidat socialiste Cros, pour qui cette plate-forme  serait un lieu propice !
Étonnant dès lors de comprendre pourquoi  COFOR 34  (communes forestières – président F. Cros)  puissent soutenir le projet EON  puisque cette association aurait signé ou serait en passe de signer avec  les responsables de ce méga-projet ?

  • Mais alors Forestarn (fabricant de plaquettes) ne verrait peut-être pas d’un bon œil l’arrivée d’un groupe qui fabrique  du granulé ? Certes les types de chaudières sont différents pour la plaquette  et le granulé, donc leur clientèle  est différente, mais  leur approvisionnement en matière première (le bois) est le même.
  • L’ONF a déjà passé un contrat d’approvisionnement avec forestarn ! « Il y a un potentiel important de bois qui n’est pas ramassé, notamment en ce qui concerne les rémanents », affirme Joseph Behagle, ingénieur à l’Office national des forêts (ONF). La collecte massive du bois laissé à l’abandon permettrait d’augmenter considérablement la production de plaquettes forestières et d’approvisionner ainsi tous les industriels. Encore faudrait-il :
  1. mobiliser les  propriétaires forestiers,
  2. aménager des zones de collectes,
  3. améliorer les voies forestières.

Fautes politiques,  mauvais coups écologiques,  cadeau d’ infrastructures déjà réalisées, rentes offertes à des grands groupes privés déjà gavés d’argent public, dont la Cour des comptes a dénoncé à plusieurs reprises le peu d’empressement à respecter leurs engagements.
Ces batailles d’égos  favorisent  la pollution   dans l’étude  des dossiers comme  EON,  Crispa et Forestarn. Le Conseil général et sa majorité PS s’enferment dans une politique d’une autre époque faite de projets :

  • inefficaces pour la relance de l’activité ( pas d’acteur de valorisation  du bois dans la construction  : MOB),
  • coûteux pour les finances publiques,
  • nuisibles sur le plan environnemental.

Avec ces choix les élus du Conseil général démontrent leur incapacité à se projeter vers l’avenir .
Depuis trop longtemps, les mêmes du PS conduisent au plan local et national cette politique de renoncements, vide de toute vision progressiste.

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4 commentaires

  1. Article Médiapart : E-ON
    Bataille électrique autour d’une centrale à bois géante à Gardanne

    12 décembre 2014 | Par Jade Lindgaard

    La multinationale de l’énergie EON construit la plus grosse centrale électrique au bois en France, symbole de sa réorganisation autour des renouvelables. Mais le site de Gardanne incarne les dérives d’une transition énergétique mal menée.
    http://www.mediapart.fr/journal/france/121214/bataille-electrique-autour-d-une-centrale-bois-geante-gardanne

  2. Cher Monsieur Mathieu,
    je vous ai simplement envoyé un lien par courriel pour que vous preniez connaissance de l’ existence d’un billet concernant la filière bois dont vous êtes un des acteurs. C’est donc cela que vous appelez « encombrement de votre messagerie » ?
    Libre à vous d’en prendre connaissance ou pas……
    Sachez que ma liberté d’ expression n’a pas à pâtir de vos états d’ âme personnel surtout lorsque j’ exprime le point de vue de différents acteurs de la filière bois qui expriment une autre vision que la votre…..
    Vous jugez mal habillement la forme de mon billet puisque la lecture de votre courriel montre une certaine agressivité alors que sur le fond vous ne remettez en cause que des chiffres du projet EON !
    Monsieur Baret vous a fait la réponse nécessaire quant aux chiffres.
    Quant à mes « règlements de compte politique » comme vous dîtes, mes affirmations concernant le P.E.R. du Camp Del Tour, reflètent hélas une triste réalité que bien de nos politiques locaux reconnaissent, alors que d’autres s’ entêtent….. Ce territoire ,Monsieur, j’ y vis et je suis donc quotidiennement témoin de ce qui s’y déroule.
    Une chose me fait plaisir, tout de même, c’est que vous avez pris connaissance de mon billet dans son intégralité, votre jugement en est l’attestation, ce dont je vous remercie.
    Ce n’est pas parce que votre messagerie cessera d’être encombrée que mes billets cesseront de paraître, vous ne ferez pas disparaître l’information simplement parce que vous avez décidé de l’ occulter.
    Sincères salutations.
    Thierry Canals.

  3. j’ai envoyé le mail suivant à différents présidents de syndicats forestiers :
    bonjour,
    Sachant que bien des débats sont en cours au sein même de vos instances (voir la pièce jointe CVO) je vous invite à lire le dernier billet que j’ai écrit dans la new letter de panache salvetois concernant la filière bois et dont vous trouverez le lien ci-dessous :

    http://www.panache-salvetois.fr/la-salvetat-sur-agout-saint-pons-la-guerre-du-bois-aura-t-elle-lieu/
    cordialement

    Réponse de M. Francis Mathieu :
    Monsieur,
    Je vous serais reconnaissant de ne pas encombrer ma messagerie avec des dossiers destinés à régler vos comptes avec des acteurs politiques de votre région, de quel bord qu’ils soient d’ailleurs, en prenant pour prétexte d’ouvrir un débat sur la filière bois. D’autant que certaines de vos sources sont erronées. Par exemple : l’approvisionnement de la Centrale à biomasse de Gardanne en bois issus de la forêt n’est pas d’’1 million de tonnes comme vous l’’écrivez mais de 450 000 tonnes en 2025.
    Bien cordialement,
    Francis MATHIEU,
    Président du Syndicat des Forestiers Privés du Gard

    réponse de M. Baret Alain :
    Bonjour à tous la vérité sur E.O.N. : Horizon 2025 biomasse forestière 50% de l’approvisionnement rayon 400 km ; soit 500 milles tonnes, pourquoi 150 000 mille tonnes du département de l’Hérault soit 30% de la biomasse fourni .
    Monsieur le Président du GARD fournissait E.O.N. Ce projet contre lequel je m ‘oppose de toutes mes forces et que vous soutenez m ‘a déjà couté la présidence du C.R.P.F. , J’ ai l’impression que le projet CRISPA vous énerve fortement, il est vrai que je l’avais tenu secret dans la vie parfois il ne faut pas tout dire. Surtout que ce projet parle principalement que du département de l’Hérault,avec possibilité d’approvisionnement de l’Aude, et des P.O. mes amis de la Lozère souhaitent venir en renfort si besoin s’en fait sentir. ‘
    Cher Francis je te renouvelle toute mon Amitié.
    Le président du Syndicat de L’Hérault.
    Baret Alain

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