Lac de la Raviège à la Salvetat sur Agout : quels sont les ratés du passé ?

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Pourquoi donc ce projet des années 80 n’a-t-il pas abouti, alors que les constations et analyses tenaient  compte des atouts incontestables du site des Bouldouïres comme base nautique  du lac de la Raviège à la Salvetat sur Agout ?

Alors que cet effort d’investissement :

  1. aboutissait à augmenter la fréquentation estivale.
  2. diversifiait et  multipliait les pôles d’intérêt, et étalait la  saison  sur le printemps et l’automne après concertation et réflexion des professionnels du tourisme et des élus locaux.
  3. visait à achever l’équipement de la zone des Bouldouïres  par la construction d’un brise lame par enrochement.
  4. utilisait aux mieux les espaces laissés libres.
  5. répondait aux vœux et désirs des usagers potentiels
  6. permettait, outre la création d’emplois, une gestion financière équilibrée.

Y a-t-il eu le feu au Lac de la Raviège?

Non ! les élections municipales de 1989 ont été pour la Salvetat un véritable séisme, l’alternance après plus de 40 ans de Papinou (Maurice de Crozals) amenât  l’opposition socialiste aux affaires municipales et élût comme maire  un jeune « génération Mitterrand-enfant du pays ».
Pas plus tôt assis dans le fauteuil de Maurice, ce très jeune maire n’eut plus qu’à avaler la cuillère en argent . Cette réelle et bienvenue manne financière lui fît oublier le grand projet d’aménagement de la base des Bouldouïres de la municipalité précédente.

Base navale - port

Base navale

Cette manne financière fît donc passer le développement touristique au second plan. L’aménagement des Bouldouïres allait fortement s’en ressentir.
1992 est « annus horribilis » pour l’attractivité de la Salvetat. L’ère du bétonnage et du gigantisme pouvait débuter car 1992 vît  aussi :

  • le jeune maire Francis Cros,  élu conseiller général socialiste;
  • la création de la Communauté des communes dont il prît la présidence;
  • la manne financière de la taxe professionnelle de l’eau  de la Salvetat allait tomber dans l’escarcelle budgétaire de la commune.

 

ponton-mirador de la base navale des bouldouïres

ponton-mirador de la base navale des bouldouïres

Le maître mot dans les projets  allait être le « gigantisme », allié à  l’art du  voyeurisme. La mégalomanie socialisante transformât la base nautique des Bouldouïres en plage du débarquement avec des pontons aux allures de miradors tant ils sont inadaptés aux besoins pour lesquels ils ont été conçus et d’un port à faire pâlir de jalousie tous les gars de la marine nationale, au point de désirer une mutation en rade de la Salvetat. Il suffit alors de préciser aux aimables matelots que le port, malgré son grand curetage, n’est guère praticable en dehors de la période estivale et qu’il possède toujours les mêmes inconvénients  qu’avant ces énormes travaux. Pire encore, lorsque je tombe sur un général officiel voire un pacha politique, un médecin militaire  ou un simple pioupiou sans pompon et pouvoir lui rappeler ou lui signaler que ces énormes travaux ont couté la bagatelle somme de dix millions trois cent mille francs (10.300.000 FR), oui vous avez bien lu, un milliard trois cent mille anciens francs, soit un million cinq cent quarante cinq mille euros  (1.545.000 €) dépensés  » à la louche » soit disant pour améliorer l’attractivité de la Salvetat. 1,5 millions  qui n’ont rien résolus, bien au contraire :

  1. L’attractivité du lac de la Raviège a souffert.
  2. Le portefeuille du contribuable à souffert.
  3. La Salvetat sur Agout a souffert.
Informations municipales Nr 11 le salvetois juin 1996

Informations municipales Nr 11 le salvetois juin 1996

Mensonges ou vérités que j’affirme là ?
Vous pourrez retrouver tous ces chiffres et ces beaux discours dans le bulletin des informations municipales que diffusait l’ex maire socialiste de la Salvetat, le « Petit Salvetois » N° 11 de juin 1996. Les archives municipales doivent encore posséder les exemplaires, sinon faîtes appel à mes services.
Ainsi, un extrait choisi dans le numéro 12 de décembre 1996 de  Francis Cros maire-conseiller général socialiste-Président de la Communauté des Communes concernant :

la cote du lac de la Raviège

« Nous avons eu cet été une forte déception dûe à la côte de notre lac. Ce phénomène a donné lieu à de nombreuses interrogations voire même à de la polémique. Il s’est dit comme d’habitude beaucoup de choses pas forcément vraies.
Nous pensons que la vérité doit être précisée.
tout d’abord : « le lac de la Raviège a pour objet principal la production d’énergie électrique ». Ce passage est régi par le décret du 28 mai 1964, signé par le ministre de l’industrie de l’époque. Ce décret renvoie au cahier des charges qui prévoit que la côte du barrage plein est à 662 N.G.F (Nivellement Général de la France) mètres d’altitude. Mais que « sauf cas de force majeure, le niveau de la retenue du barrage de la Raviège ne devra pas être inférieur à la côte 658 du N.G.F. du 21 juin au 21 septembre de chaque année… »
Ce qui veut dire que durant la période indiquée ci-dessus nous pouvons avoir un manque d’eau de 4 mètres en vertical.
il s’avère que pour des raisons de panne de centrale début juin, la direction Nationale d’EDF (appelée Mouvement d’énergie) a compensé le manque d’électricité à partir des centrales hydrauliques, notamment celles du Massif Central.
C’est ainsi que le 18 juin 1996 à 16h30, nous avions une côte de la Raviège à 658 soit – 4 mètres.
les rares précipitations de juin n’ont pas permis d’atteindre le niveau souhaité.

Sachez que nous avons été très vigilants sur ce dossier mais, bien que le partenariat établi entre la Direction des barrages EDF et nous même ( Francis Cros / NDLR),ait été présent, nous n’avons guère pu être efficaces.
Cette situation bien que considérée comme exceptionnelle peut se renouveler, mais quand ?
Devant cet état de fait, nous avons nettoyé et nivelé la partie hors d’eau, créé un chenal de mise à l’eau des bateaux et creusé légèrement le port pour faciliter l’appontement des embarcations. Travail difficile qui a tout de même rendu un grand service aux habitués du plan d’eau. »

Quand le destin veut que tu sois enclume, prends patience, et lorsque tu es marteau, alors frappe!

Avez vous bien compris le morceau choisi  du texte ci-dessus ?
Maintenant que le feu est bien attisé, le fer est rouge flamboyant et patiemment sur l’enclume avec mon stylo, je martèle  l’explication de texte  par quelques rappels:

  1. La priorité d’EDF concernant le lac de la Raviège est la production électrique et non l’attractivité de la Salvetat.
  2. Un million cinq cent mille euros dépensés pour ne rien résoudre (port impraticable et pontons de la plage transformés en véritables miradors) en cas d’une côte NGF à 658 (moins 4 mètres de verticalité) prouve bien qu’encore une fois l’argent du contribuable a été mal utilisé dans des projets mal pensés ayant  engendré des réalisations d’autant plus onéreuses pour le contribuable, qu’inutiles pour les usagers et dégradantes pour l’environnement.
  3. Cette situation d’une côte NGF à 658 (moins 4 mètres de verticalité) se renouvellera surtout qu’à partir de 2014 la côte  658 prévue au cahier des charges est caduque.
  4. Malgré sa toute puissance de maire-président de la communauté des communes- conseiller général socialiste vice président du parc naturel régional du Haut Languedoc, l’illustrissime professionnel socialiste reconnaît qu’il n’a  guère pu être efficace.

l’aménagement de la base nautique des Bouldouïres au lac de la raviège.

l’aménagement de la base nautique des bouldouïres au lac de la raviège passe par la construction de la digue/brise-lames du projet de 1986 en l’intégrant au projet de 2014 du Gua des Brasses.
Dans un prochain billet, je vous narrerai quel professionnalisme dans la dépense publique il y a eu, lors de la vidange du lac de la Raviège en 1999 pour essayer de croire qu’on ne va pas encore investir des milliers d’euros dans un projet d’aménagement qui ne résoudra en rien les problèmes structurels de l’actuelle base des Bouldouïres sur le lac de la Raviège.
Faire mieux que vingt ans de gestion socialiste, ce n’est pas difficile, il suffit de faire autrement, tout en rappelant à tous les conseillers municipaux qui ont voté à l’unanimité, que si la commune de la Salvetat n’investît que « 120.000 euros », le reste venant du département, de la région, de l’état (?), de l’Europe (?) et d’EDF, il s’agit toujours de l’argent du contribuable et des abonnés  que les salvetoises et salvetois sont aussi.

un seul mot d’ordre :
 » SAUVONS LA BASE DES BOULDOUÏRES – EXIGEONS LA CONSTRUCTION DE LA DIGUE »

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