Salvetat sur Agout: ruralité & réalités en Hautes Terres d’Oc.

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Un retour aux origines de la création de la lettre panache-salvetois s’impose pour la compréhension de la rédaction de ce nouveau billet où il sera question de ruralité et réalités en Hautes Terres d’Oc.
Cette lettre n’était au départ (en 2008) qu’une simple chronique sociale, politique et environnementale de la commune de la Salvetat sur Agout, de son canton (3 communes avec Fraïsse et le Soulié) et de sa communauté des communes de la montagne du Haut Languedoc, la CCMHL : La Salvetat sur Agout, Fraïsse sur Agout, Le Soulié, Rosis, Cambon et Salvergue, Castanet le Haut, (6 communes de l’Hérault) ainsi qu’ Anglès et Lamontélarié (2 communes du Tarn)  à cheval sur 2 départements (Hérault et Tarn)  et 2 régions ( Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées) mais aussi au coeur du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (PNRHL) dont  les richesses, tant vantées  par tous les discours officiels de nombreux élus ruraux  cumulards  de longues dates…,  ces richesses :  l’eau, le vent et la forêt au service  d’un développement durable et harmonieux des citoyens de la Salvetat sur Agout.
Une chronique qui a du  s’adapter pour épouser les nouveaux contours géographiques de ces territoires mais aussi , s’adapter , a tous ces bons vieux élus cumulards, que le compactage du millefeuille administratif  imposé par la loi NOTRe leur a fait, leur fait et leur fera subir tant au niveau de leurs places que de leurs pouvoirs ?
Tel un rouleau compresseur, la loi NOTRe, écrase le mille feuille dont l’excellente crème est   cette ruralité écrasée et qui dégouline  de ces nouveaux territoires jusqu’à peut-être  un jour disparaître….

  1. Mars 2015. Élections départementales = compactage des cantons
    Le  canton de la Salvetat sur Agout est dissout dans le nouveau grand canton de Saint-Pons de Thomières.   fort de 59 communes.
  2. Décembre 2015. Élections régionales = compactage des régions.
    La particularité de la CCMHL d’être à cheval sur deux régions et donc de percevoir des subventions des 2 assemblées, disparaît du fait de la fusion de Languedoc-Roussillon avec Midi-Pyrénées.
  3.  Janvier 2017. compactage des Communautés de communes.
    Mise en place des compétences (étalement jusqu’en 2020) :
    compétence économique, compétence aménagement des espaces, , compétence gestion des déchets (2017), compétence gestion des milieux aquatiques et compétence prévention des risques (2018), compétence sur  l’eau et l’assainissement (au plus tard 2020) seront communes.

    « – Que reste-t-il comme compétences au maire et à son conseil municipal ? »
    « – La culture du topinambour et de ses produits dérivés ……….! »

    (NDLR panache-salvetois)

  4. 2020 – Compactage des communes  ?
    la commune de la Salvetat sur Agout existera-t-elle en 2020 ?
    Sans faire de politique fiction, la question mérite d’être posée au regard de la grande réforme territoriale, dont les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015  ne sont qu’une étape, dans le déroulement de la Nouvelle Organisation Territoriale de la République .
    « Cette  loi NOTRe  , publiée au Journal Officiel le 08 Aout 2015 ne serait pas la leur ? »
    Voilà ce que proclament les élus de ces petites  communes, qui viennent de découvrir qu’ils sont voués à la disparition et pourtant le dernier conseil communautaire de la CCMHL  a voté dans sa grande majorité la fusion, que ne l’expliquent-ils pas à leurs administrés ?
    Lire pour mieux connaître la CCMHL, le billet CCMHL – chronique d’une mort cérébrale annoncée, ou je m’interrogeais déjà le 17 avril 2014:

    « Toucherons nous le fond de l’inversion des valeurs et de la perversion des institutions qui sont en train de planifier la dévastation de notre territoire ? »

    La CCMHL , dont le président Francis Cros annonçait dès 2014 qu’il voulait anticiper la réforme territoriale voulue par le président de la république François Hollande, cette CCMHL  a   d’ores et déjà  voté, hormis 6 abstentions,  la fusion avec la communauté de communes des Monts de Lacaune.
    Ce futur périmètre intercommunal (comme ils disent en langage politicien) doit être soumis à l’appréciation de tous les conseils municipaux des communes incluses dans ce périmètre.
    Panique !  la loi NOTRe (ou pas d’ailleurs) est à l’image du politiquement incorrect  qui sévit dans cette Vème République agonisante qui défit tant la démocratie : si les communes ne sont pas d’accord, c’est à dire si le maire et ses conseillers municipaux ne votent pas cette adhésion,  la procédure est prévue de « passer outre » le vote des élus du conseil municipal qui est censéreprésenter tous les citoyens.
    C’est dire dans quelle estime nous sommes donc tenus !
    Que reste-t-il des pouvoirs d’un maire d’une petite commune rurale si ce n’est s’occuper de boucher les culs de poules au fond d’un chemin vicinal ?

-Ironie ou tendresse de panache  dans tout cela ?
-les deux,   ho ! petits Maires Ruraux !

La loi NOTRe – pour Nouvelle Organisation Territoriale de la République – a été discrètement votée au coeur de l’été 2015. Il s’agit du troisième volet de la réforme des territoires,  après la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles et la loi relative à la délimitation des régions.
La réforme territoriale est, dans les textes, difficilement compréhensible par le commun des mortels mais les élus, eux…..
Il faut au moins 15 000 habitants pour prétendre créer une communauté de communes (5000 en zone rurale ?).
Le gouvernement en effet veut en réduire le nombre mais nos élus ont encore du mal à communiquer auprès de leurs concitoyens car  c’est sur le même principe de l’économie aux régions et aux départements que cette loi NOTRe  a été pensée sous les plafonds à la Française de la social – démocratie – républicaine que semble tant chérir le président socialiste Francis Cros et que semblent tant honnir nos concitoyens vu le manque de crédibilité de ces discours foireux et mensongers :

« la baisse des dépenses publiques et une meilleure prise en compte des besoins citoyens. »

Dans ce registre là, la baisse des dépenses publiques, les vieux tétaïres républicains de la CCMHL qui se sont octroyés un voyage d’études sur  la filière bois au Canada en décembre dernier, ne sont plus crédibles. Quant au président Francis Cros qui veut apparaître comme le grand défenseur de la ruralité, alors qu’en réalités,  il se précipite dans la mise en place et l’application de la loi NOTRe sans concertation, c’est une drôle de façon  de prendre en compte les besoins citoyens. Double langage !
Double langage qui  amène au postulat suivant : Kléber, le Président  du Département de l’Hérault pour défendre la ruralité et une meilleure prise en compte des besoins citoyens,  devrait  détricoter les lois que Mesquida, le député de la 5ème circonscription de l’Hérault a voté à l’Assemblée Nationale !
Double posture qu’engendre le cumul des mandats, voilà aussi pour les réalités.

Le projet en commun : concrétisons ensemble.

Le projet en commun

Double langage et double comportement qui nuisent à leur crédibilité personnelle et surtout conduisent au rejet de la politique de ces trop nombreux vieux cumulards tétaïres de Marianne depuis trop longtemps et incapables de remettre de l’éthique en politique comme le propose le projet en commun de la gauche réelle lors des prochaines élections territoriales des 6 et 13 décembre prochain au travers la Charte que les différentes composantes du large rassemblement ont signée.
Ainsi, les régions auront seules la responsabilité d’accorder des aides directes aux entreprises, et joueront un rôle prépondérant en matière d’aménagement du territoire, d’environnement et de formation professionnelle.
L’adoption de cette loi entérine le fait que le département ou la région n’auront plus autorité pour intervenir et dépenser dans tous les domaines de la vie publique.
Jusqu’ici, le principe de cette clause de compétence générale stipulait que les départements et les régions avaient le droit d’agir dans tous les domaines, au nom de l’intérêt public local.
Désormais, pas question d’empiéter sur les compétences d’autrui.

Le territoire des Hautes Terres d’Oc, entre ruralité et réalités ignore la parité !

Marquage d'un nouveau territoire : Les Hautes Terres d'Oc Quel coût pour la collectivité ?

Marquage d’un nouveau territoire : Les Hautes Terres d’Oc Quel coût pour la collectivité  de la Salvetat sur Agout ?

La présentation des projets de schémas aux commissions départementales de coopération intercommunale (CDCI) est en cours. Ces schémas devront être arrêtés avant le 31 mars 2016 et mis en œuvre avant le 31 décembre de la même année (loi NOTRe du 7 août 2015). Ils ont pour objectif de rationaliser la carte des communautés (mairie-conseil : l’intercommunalité et la loi NOTRe)

Ce territoire de 38 communes, d’une superficie de 1 253 km² avec 21 456 habitants et où :

« Le clientélisme est à la peine dans ce climat d’austérité.

8 bons vieux élus (à une exception près) de cette 5ème république agonisante, de vieux « tétaïres républicains» tous masculins qui ont oublié la parité dans le fonctionnement peu démocratique des Hautes Terres d’ OC.

Et pourtant, c’est une femme qui déclara lors du dernier conseil communautaire de la CCMHL, sûrement dans un dernier soubresaut de lucidité:

« 2015-2020, une mandature pour gérer la misère et répartir la pénurie!»

extrait de Panache Salvetois dans   » les Hautes Terres d’Oc » du 05 janvier 2015


  1. La Communauté de communes des Monts de Lacaune.
    Président : Robert BOUSQUET.
    Elle regroupe les communes de Barre, Escroux, Lacaune-les-Bains, Moulin-Mage, Murat-sur-Vèbre, Espérausses, Berlats, Gijounet, Viane, Senaux et Nages.
    Population : 5 551 habitants.
  2. La Communauté de Communes des Vals et Plateaux des Monts de Lacaune.
    Président : Philippe FOLLIOT.
    Elle regroupe les communes de Ferrières, Castelnau de Brassac, Lacaze, Le Margnès, Le Masnau Massuguiès, Saint Pierre de Trivisy, Saint Salvi de Carcavès et Vabre.
    Population : 3 133 habitants.
  3. La Communauté de Communes Sidobre – Val d’Agout. 
    Président : Jean-Marie FABRE
    .
    Elle regroupe les communes de Brassac, Burlats, Cambounès, Lacrouzette, Lasfaillades, Le Bez, Montfa, Roquecourbe, Saint Germier, Saint Salvy de la Balme, Saint Jean de Vals.
    Population : 9 961 habitants.
  4. ​La Communauté de Communes de la Montagne du Haut.
    Président : Francis CROS.
    Elle regroupe les communes de Anglès, Cambon et Salvergues, Castanet le Haut, Fraïsse-sur-Agout, Lamontélarié, La Salvetat sur Agout, le Soulié et Rosis.
    Population : 2 811 habitants.

Quid de la commune de la Salvetat sur Agout  dans cette nouvelle intercommunalité entre ruralité et réalités?

Les 36 700 communes françaises ont l’obligation de faire partie d’une communauté de communes, d’une communauté d’agglomérations ou d’être rattachées à une métropole.
En 2017, afin de renforcer le pouvoir de ces collectivités territoriales, ces entités devront donc compter un minimum de 15.000 habitants. (5000 pour les rurales ?)
Les intercommunalités auront en charge  toutes les compétences mentionnées dans ses statuts. Le préfet a présenté devant la CDCI son projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale. Les Conseils Municipaux concernés auront à délibérer avant que le schéma de rationalisation de l’ intercommunalité soit mis en œuvre au 1er Janvier 2017.
Autant dire qu’il ne reste guère de compétences à tous ces maires des petites communes et guère plus de moyens  pour boucler leur budget surtout avec la très forte baisse des dotations globales de fonctionnement.
Qu’à cela ne tienne, l’État, dans sa grande bonté  allouera de magnifiques subventions aux petites communes qui fusionneront , toujours sur le même principe :
« la baisse des dépenses publiques et une meilleure prise en compte des besoins citoyens », et toujours sur la base du volontariat…. enfin du moins jusqu’en 2020, année de renouvellement des conseils municipaux).
Sans  faire de Politique Fiction, il n’est pas interdit de penser que, comme pour la fusion des communautés des Communes de la Salvetat sur Agout et de Lacaune, le président de la CCMHL, Monsieur Francis Cros,  songerait  à la création d’une nouvelle commune qui regrouperait la Salvetat sur Agout, Le Soulier, Fraïsse sur Agout et pourquoi pas Cambon et Salvergues ?
On marche sur des œufs, car cette nouvelle commune devrait prendre une nouvelle appellation ! (Quelques cas de créations de communes ont déjà été récompensés sur le territoire national, notamment en Bretagne)
« L’anticipateur » de la réforme Hollande en Hautes Terres d’Oc serait prêt à faire don de sa personne dit-on, pour se porter candidat comme premier magistrat  de cette nouvelle commune en 2020 !

Quelques  exemples de cette  « meilleure prise en compte des besoins citoyens. » (sic)

1/ La filière bois

la communauté de communes de la Montagne du Haut Languedoc  (CCMHL) a aménagé en 2006 une zone d’activités dédiée au bois à la Salvetat sur Agout, sur laquelle s’est installée une scierie pour feuillus, que l’ONF fournit à 50% par convention, afin d’assurer le démarrage économique de l’opération.
L’ONF, s’est également engagé à aménager une plate-forme environnementale, et une importante coopérative de commercialisation du bois, forestarn, qui travaille sur la plate-forme, pour stocker, trier, calibrer les bois de qualité.
La communauté de communes a fourni la structure, le plateau de transformation et les outils mobiles qui permettent de « billonner » les bois directement sur les chantiers.

Alors  qu’il est de notoriété publique, que ce projet est loin d’avoir tenu ses promesses tant au niveau de l’emploi que du développement de la filière bois en Haut Languedoc  et alors que le désengagement de Forestarn, presque 10 ans après son installation  sur la plateforme bois du Camp del Tour, est une évidence notoire connue de tous, la CCMHL est maître d’ouvrage à nouveau pour  l’ implantation d’une société fabricant des panneaux pour des maisons ossature bois (MOB). Une 3ème tranche du PER, plan d’excellence rurale, label national octroyé à la plate-forme bois du Camp del tour.
Alors que les finances de la CCMHL ne sont pas des plus florissantes, visiblement, la plate forme bois ne fait toujours pas venir les entreprises, je rédigeais  en  novembre 2013, l’annonce  de l’installation d’une société venant de PACA mais le maître d’œuvre ne pouvait pas être désigné autre que sous le vocable « entreprise » puisqu’il ne s’agissait que d’un projet mais…  lire mon billet : la Belle de Cadix où je publiais un document de travail échangé entre le Conseil Général et la CCMHL : le devis  très détaillé , précis et chiffré de ce qui n’était alors  qu’un projet mais qui est aujourd’hui en cours de réalisation comme vous pourrez le constater à la lecture de la seconde partie de ma lettre.

2013 : devis création production M.O.B - constater que le maître d’œuvre n'est pas désigné autre que sous le vocable "ENTREPRISE"

2013 : devis création production M.O.B. Constater que le maître d’œuvre n’est pas désigné autre que sous le vocable « ENTREPRISE »

Chantier construction_atelier_camp_del_tour_la_salvetat_sur_agout_ccmhlPresque 2 ans après (septembre 2015), les travaux ont commencé  sur la plate forme bois du Camp del Tour à la Salvetat sur Agout pour l’installation d’une entreprise  de PACA basée en Arles (A2C)  et  spécialisée dans la fabrication de panneaux  pour des maisons à ossature bois (MOB), en application exacte du devis-document de travail publié ci-dessus et datant rappelons le de 2013.
Ce montage sur le même style qui avait prévalu pour Forestarn en 2007  et qui permettra à la nouvelle entreprise  de ne payer  qu’un loyer de 18.000 euros annuel (1500 euros mensuel) pour un bâtiment atelier et équipements divers d’une valeur de 670.000 euros. et d’une superficie totale avoisinant les 1000 m²  comme voté au budget  2015 en conseil communautaire.
Quelques points  d’interrogation  persistent, laissant penser que peut-être, dans ce montage, figureraient quelques petites irrégularités :

  • * Y-a-t-il eu appel à projet  alors  que la société en question  travaillait  déjà en 2013  sur la question avec le conseiller général du canton de la Salvetat sur Agout aujourd’hui disparu ?
  • Y-a-t-il eu appel  d’offre pour la construction du bâtiment (aujourd’hui commencée)  sur le site du Camp del tour, car hormis l’affichage du permis de construire déposé par le président de la CCMHL, Francis Cros et signé par le Maire de la Salvetat sur Agout, Thibault Estadieu, aucun nom de maître d’ œuvre n’apparaît ?
  • PC_filiere_bois_camp_del_tour_-construction_mob_mairie la salvetat_sur_agout_maitre_d_ouvrage_ccmhl_regionale_2015_panache_salvetois_Aurait-on fait jouer la clause de carence ? Mais cela semble impossible vue la présence de l’entreprise dès 2013.
  • Pourquoi aucun panneau  du style « Ici l’ État, la région, le département  investissent  pour votre avenir », comme il est d’usage dans ces cas là ?
  • Pourquoi aucun affichage obligatoire n’apparaît à l’entrée du chantier précisant les mentions légales (N° du PC – Maitre d’œuvre – entreprises intervenantes, surfaces construites, périmètres et autres modalités) ?
  • Est-il normal que  de l’argent public serve non pas à la création d’entreprises mais à de  la délocalisation d’entreprises  puisqu’il ne s’agit dans le cas présent, purement et simplement que d’un « transfert de productivité » de PACA en Languedoc-Roussillon ?
  • Si le transfert (délocalisation) du matériel est chose aisée, qu’a-t-il été prévu pour le déménagement des ouvriers, salariés de cette entreprise  et de leurs familles ?
  • Les Droits des travailleurs seront-ils bien respectés et bien pris en compte au regard des drames humains et familiaux que ce transfert pourrait générer ?
  • Est-il normal comme me le confessait naïvement et égoïstement  un élu vice-président de la CCMHL, Chassant Pècheressement son Naturel Tragi-comique …. Il revenait au galop  pour la défense de son président :

« Financièrement, c’est une opération blanche pour la CCMHL puisque le loyer payé par l’entreprise couvrira la somme  investit par la seule CCMHL (de mémoire aux environs de 280.000 euros) et donc finalement, n’est-il pas préférable pour nous et bon pour notre territoire que cette société soit en Haut – Languedoc plutôt qu’en Provence-Alpes-Côte-d’Azur ? »

Chacun jugera à sa manière de l’esprit de solidarité nationale qui peut exister entre les élus ruraux lorsqu’il s’agit de nous instruire sur la micro-finance en nous expliquant en quoi   « piquer » en quelque sorte, avec l’argent public, la richesse industrielle de son voisin de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la « receler » en Languedoc-Roussillon (le fameux transfert de productivité) est source de développement économique ?

EXTRAIT anticor.org/2015.pdf

« Le constat de l’augmentation des dérives dans les marchés publics correspond d’ailleurs, comme le décrit pertinemment Jacques de Saint Victor, à la dérive du capitalisme occidental qui génère des associations de prédateurs agissant en toute bonne conscience et qui seraient extrêmement surpris s’il leur était démontré que leur comportement ne se différencie guère d’une conduite criminelle.
D’après ce rapport 70 % d’argent sale (surfacturé) disparaît dans les campagnes électorales, le reste étant partagé entre les opérateurs. Il en ressort un comportement sociologique poussant l’ingénieur à se placer au même niveau que le corrupteur et il n’éprouve plus aucun problème moral lorsqu’il reçoit des fonds occultes, cela fait partie du système. La mise à jour de ce système, montre une fois de plus qu’il n’y a pas de corruption politique sans corruption ou enrichissement illicite des acteurs au préjudice de la collectivité et des contribuables.
Tous ces montages ne pourraient survivre longtemps s’ils n’étaient conçus et réalisés en l’absence de toute transparence, et s’ils n’étaient accompagnés de juristes, de techniciens, de comptables qui participent volontairement ou contraints à la curée. »

2/ le service public de la Poste.

APC-agence_postale_communale-CCMHL_la_salvetat_sur_agout_regionale_2015_ruralité et réalités

La Salvetat sur Agout : l’arrivée du courrier !

L’ APC, (Agence Publique communale),  signifie que la Poste se décharge de sa mission de service public en fermant le bureau de poste d’une commune et en refourguant sa mission à la municipalité qui devrait ainsi affecté un employé territorial, payé donc par le contribuable, pour assurer les services postaux de base.

Une réunion s ‘est tenue le 21 septembre a la Tour sur Orb, en présence de nombreux élus, de syndicalistes postiers, de militants de toutes tendances attachés à la défense des services publics et d’usagers de la Poste.
Cette assemblée a réaffirmé son attachement et sa détermination pour le maintien de tous les bureaux de poste dans les communes.
Constatant, que la Direction de la Poste met en œuvre auprès des élus, tous les moyens pour qu’ils acceptent:

  • soit la fermeture de leur bureau et la mise en place d’une agence postale communale,
  • soit le facteur guichetier pour une convention de 3 ans sans aucune certitude d ‘être renouvelée.

Les participants à la réunion , ont donc décidés, d’informer largement la population sur la finalité de ces dispositions visant à fermer  180 bureaux de poste de plein exercice dans l’ Hérault.
Par ailleurs, le constat a été fait à cette réunion: tous les services publics sont menacés, comme par exemple, la fermeture de services dans les hôpitaux et les communes , quand elles, se retrouvent dans les plus grandes difficultés pour satisfaire aux besoins de leurs administrés .
Plusieurs autres réunions du même type sont prévues avec des élus ,des syndicalistes et des usagers.
Nous appelons tous les élus dans leurs conseils municipaux à voter des motions pour réaffirmer leur attachement au maintien des bureaux de poste dans les communes.

APC : agence postale communale - loi NOTRe -ruralité et réalités en Hautes Terres d'Oc

 

Maryse Launais :
« La question de l’ APC, qui bien entendu n ‘offre pas le service public de la poste mais plutôt un service communal de compensation de perte du bureau de poste, revêt une atteinte grave a l ‘égalité républicaine sur tout le territoire national.
Un bureau de poste tenu par un postier, délivre le même service au public dans toutes les communes ou il est présent, une APC, c ‘est selon la commune, le maire, le conseil municipal, et la direction de la Poste qui autorise ou non, plus ou moins de transactions en son nom.
pour tout contact : Maryse Launais : 06-82-08-19-83   launais,maryse@neuf,fr

3/ les énergies renouvelables : l’éolien industriel et le PNRHL

On sait, depuis longtemps, qu’en matière de mensonge éolien industriel, le président du PNRHL, autre vieux tétaïre  de proximité, est un virtuose; ce  Verdi du Haut Languedoc est un mélomane amoureux des sonorités qu’engendrent  sur tout le territoire du Parc les majestueuses pales  de son « orchestre philharmonique »  qui, nous jurait-il en langue de bois social-démocrate, ne dépasserait jamais les 300 « instruments à vent », traduit  en patois local,  le bon président Daniel Vialelle s’est bien foutu des citoyens car si tous les projets devaient aboutir, c’est plus de 800 mâts éoliens industriels et les tonnes de terres rares qui iraient avec, qui miteront et qui pollueront tout le PNRHL.
la complainte du président du Parc Naturel Régional, le VERDI du Haut-Languedoc :

675 850 € en 2012, 580 894 € en 2013, 477 927 € en 2014. Depuis quelques années, la contribution au programme d’actions du Parc naturel régional du Haut-Languedoc de la part de ses partenaires (conseils régionaux de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon, conseils généraux du Tarn et de l’Hérault, État et Europe) ne cesse de diminuer.
Pour 2015, elles ne devraient être que 408 784 €. Évoquant ces chiffres, le président Daniel Vialelle a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme lors du comité syndical réuni à la salle des fêtes de Ponderach. « On ne pourra pas poursuivre très longtemps dans cette voie », indiquait-il.

Laissons Monsieur Jim Ronez, conseiller municipal à Fraïsse sur Agout s’exprimer à ce sujet :

 » Invité en tant qu’élu au pot de départ de la directrice de l’usine d’eau de la Salvetat sur Agout, entre deux petits fours (fort bons) et deux verres, j’apprends que dans le cadre de la loi sur la transition énergétique (baisser la proportion de nucléaire à 50% dans la production d’électricité d’ici… 2030 ou pas loin), le territoire du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc devra accueillir une capacité de production de 1 600 MW en éolien industriel…. Soit dans les 800 machines de 2MW (!)…
Daniel Vialelle, président du PNRHL, promettait il y a peu (de mémoire avant les dernières élections municipales…), de limiter le nombre de machines à 300 au sein du Parc (cela dit, il était probablement le seul à croire ce qu’il disait, nous avions déjà prévenu qu’il n’aurait aucun moyen de garantir cela).
J’apprends aussi que pour pallier à l’irrégularité de production des éoliennes (pour rappel, le taux de charge est autour de 23-24%, pour attendre les 1 600MW le reste du temps -76 à 77% donc-, il faut utiliser d’autres sources de production d’électricité, dites « à réponse rapide »), les « ressources du sol seront utilisées », comprenez par là que l’exploitation du charbon, du gaz (naturel, de schistes ?) et cie (fioul ?), va exploser !

Alors on fait quoi ? on ouvre des mines de lignite comme en Allemagne ? (c’est dommage, on a pas de sables bitumineux nous…) et on achète où nos droits à polluer nous ? A moins que VW ne s’occupe de la partie pollution (!) ??
Tout cela est en marche, RTE a déjà dans ces cartons quelques transformateurs (24 millions d’€ pièce) pour évacuer toute cette énergie, ça commence dans l’Aveyron, et ce n’est que le début…
Il va vraiment falloir s’y mettre : Faites Votre Énergie

Faut-il encore rappeler que la compétence économique est à la com-com et que les revenus engendrés par les parcs éoliens industriels ne tombent pas (et de très loin) dans l’escarcelle  budgétaire de la commune  où les grandes machines sont implantées comme pourrait vous le dire Madame la mairesse de Cambon et Salvergue, vice-présidente de la CCMHL chargé des comptes ? La communication n’étant pas son fort, laissons  le maire de Lesterps, Daniel Soupizet, la charge d’expliquer :

 « à Lesterps,  « Les quatre éoliennes installées sur la commune ne nous rapportent rien », assure le maire, Daniel Soupizet. Élu en 2014, j’ai refait les comptes.
La société qui gère les quatre aérogénérateurs verse bien 76.000€ aux collectivités. 50% va au Département, 35% à la communauté de communes du Confolentais, et 15% revient à la commune. Soit 11.500€.
Sauf que cet argent, les Lesterrois n’en voient pas la couleur. Ces recettes, tout comme celles générées par la station de gaz et la station de téléphone, également accueillies sur la commune, sont reversées au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC), un système, mis en place en 2012, qui consiste à prélever une partie des ressources de certaines intercommunalités et communes pour la reverser à des intercommunalités et communes moins favorisées.
Résultat : « Sur les 17.800€ que Lesterps devrait toucher chaque année, il nous en reste 329€. Autant dire rien », déplore le maire, qui a alerté la communauté de communes et espère voir les choses bouger très vite.

Que de boulot ! Que de Boulot !

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4 commentaires

  1. Excellent article, dont le cas, bien que local, est transposable dans beaucoup d’endroits, en territoires ruraux.

    Ça permet comprendre aussi le véritable changement qu’apportera la loi NOTRe et ses conséquences, dont aujourd’hui quasiment personne ne parle.

    Merci pour cet article, à bien analyser pour la campagne des élections régionales qui commence.

    • Bien sur que la Salvetat sur Agout n’est pas un cas à part. La loi NOTRe tend à faire disparaître la Ruralité. Un élu biterrois, accessoirement député, surement a bout d’arguments a lâché le mot de « ruraux-poles » (je ne sais pas comment il l’a écrit) pour faire face aux métropoles. Je ne crois pas que c’est cela qu’attendent les citoyens. On ne touche pas au nombre de couches du « millefeuille » mais on comprime, on écrase et on compacte la crème qui compose le gâteau. Dans ces fusions c’est la foire d’empoigne entre nos bons petits élus locaux pour garder un semblant de pouvoir qui leur reste et qui leur échappe… Les futurs périmètres intercommunaux devront être soumis à l’appréciation des élus de chaque conseil municipaux ! soit ! mais la procédure de passer outre est prévue dans la loi si elles ne sont pas d’accord. C’est horrible : pauvre démocratie, pauvre République et pauvre France !
      Combien de nos petits édiles ont fait des réunions publiques dans leurs petits villages pour informer leurs concitoyens, des tenants et des aboutissants de la loi NOTRe ? Mieux vaut pas instruire le peuple car trop dangereux pour l’élite….

  2. Peut être faut il s’informer avant de conclure Par exemple à Madagascar au lycée la source les plantes qui reçoivent le fumier en grande partie transformé en Humus sont magnifiques et dans le sol de latérite on trouve des lombrics. C’est déjà étonnant mais réel . Un agriculteur de La Salvetat sur Agout qui a des vaches donc du fumier, s’est intéressé quand je lui ai montrè le travail des lombrics qui rendaient le fumier noir et qui se transformait en humus . Il a utilisé volontairement ce fumier très avancé dans l’humus pour fertiliser le champ de blé. Ca récolte est renversante les réservoirs débordent de grains et l’agriculteur avoue qu’il ne sait pas où le ranger tellement il en a . Alors attention a ce que l’on dit .Ses collégues qui utilisent des engrais chimiques ont dépensé plus de 15 000 Euro et leur production n’a rien à voir avec celle qui a profité de l’humus . J’ai 72 ans et je me dépense pour montrer que cette voie est celle de l’avenir . Si les adultes acceptent de voir peut être pourront nous informer les jeunes générations . A Madagascar à Isotry là où on a installé un atelier d’humus voir sur mon site merci lombrics ce sont les jeunes qui nous aidé et qui ont planté des légumes dans un quartier trés pauvre Alors faisons leur confiance

    • comme toujours tu es hors sujet….. mais comme tu parles développement et agriculture à la Salvetat sur Agout, pour une fois, je peux valider ton commentaire!

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