Chant du bonheur et champ d’honneur

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Bonheur et Honneur  d’une campagne électorale !

J’ai bien écouté les vœux de Madame la présidente de la Communauté des communes. Son discours, emplis de Sagesse, contient les mots pour apaiser les âmes et tous les esprits. Elle utilise ainsi des mots qui ne peuvent faire que consensus : partage, confiance, honnêteté, loyauté, sincérité, courage, solidarité respect, vérité et valeurs. Des mots cueillis dans nos montagnes et que Madame Mathieu sème à tout vent afin qu’à l’unisson nous retrouvions le BONHEUR.
L’interprétation du « Chant du Bonheur » par Marguerite m’a particulièrement touché. J’ai apprécié dans son vocabulaire tout son talent. Mais, ce ne sont que des mots. Pour passer aux actes, un simple chant ne suffit pas. C’est sur le champ d’ honneur que la campagne électorale se déroulera. La communication de Me Cros dont nous sommes inondés par les lettres, les discours radio et autres articles de journaux ainsi que ses actes ne reflètent aucunement les désirs exprimés dans les vœux de la communauté des communes.

Ainsi, la passion d’agir par moi-même s’accompagne évidemment de quelque rudesse dans les procédés. L’homme de caractère impose à sa personne la rigueur propre à l’effort. Avant même d’envisager un changement de conseiller général, il est impératif d’imposer une autre conception de la politique locale, et c’est ce que vous avez fait chers concitoyens lors des municipales de 2008.

Cette dérive clientéliste et marketing électoral sont mis en œuvre pour sauver un candidat carriériste et lui assurer une réélection triomphale. Mais 20 ans, ça suffit !

La Salvetat et le canton n’ont pas attendu la crise financière de 2008 pour traverser de grandes difficultés. Chacun sait désormais que le Haut Canton magnifié dans la propagande de Me Cros n’était pas celle dans laquelle nous vivions. Depuis des décennies, loin de la splendeur historique connue jadis, la déliquescence, que connaîtraient notre canton et la Salvetat plus particulièrement, cette déliquescence donc ne serait pas totalement étrangère à l’action menée par notre conseiller général

Cette situation a paradoxalement servi son pouvoir, en favorisant l’érection de systèmes de contrôle du territoire politique : clientélisme, clanisme, et auto promotion.

Champ d’ honneur et honneur aux chants !

La crise, l’insécurité, la peur et les habitudes favorisent l’acceptation et parfois même la recherche de la dépendance protectrice qu’incarnerait le prétendu professionnalisme dont se gargarise notre conseiller général sortant.

« Dans un système clientéliste, la sécurité des obligés prime sur la justice, et la connivence supplante l’égalité. Le leader politique ne s’adresse pas au citoyen, mais à l’individu, en fonction de son appartenance sociale, de son positionnement géographique, de son implication dans la vie associative, de ses origines ou encore de sa servilité. Cette segmentation de la population assure un contrôle plus aisé de l’électorat. Si l’habileté politique amène certains à dénommer cette conception de la relation au citoyen l’ « archipel », il est indéniable qu’au-delà des principes louables énoncés (respect des différences, cohabitation harmonieuse des communautés), se dissimule un clin d’œil insidieux à chaque électeur, envisagé en sa qualité de membre d’un groupe susceptible de retirer les bienfaits d’un vote conforme aux attentes. Il ne faut pas en douter, derrière le paternalisme pseudo affectif et les notions marketing que sont « l’écoute de ses concitoyens », « l’enfant du pays » ou « l’élu de terrain » se terre une fallacieuse proximité, simple outil d’une gestion relationnelle de l’électorat. Il va sans dire pourtant que, pour contribuer à la conservation de son fief électoral, ce long et méticuleux travail d’entretien de réseaux, saupoudré d’un maillage notabiliaire, est contraire aux plus élémentaires principes démocratiques. L’obligé finit par abandonner tout esprit critique, et toute velléité de contestation du pouvoir de décision du puissant, dans l’unique attente d’une grâce de ce dernier. Le clientélisme finit même par altérer les règles censées permettre l’alternance ou garantir une égalité de chance d’accès au pouvoir décisionnelle.

« La clientèle est l’un des instruments qui permettent de transmuer la volonté populaire en gouvernement minoritaire, tout en maintenant l’apparence du contraire » (Pierre TAFANI).

Il faut vivre avec son temps : Le prébendisme moderne consiste, au mépris des intérêts des générations futures, à s’endetter pour construire un parking, une fontaine, un rond-point, ou encore des projets faramineux avec l’argent, bien sur, du contribuable

Lorsque la communication et le saupoudrage subventionnel supplante l’action politique, c’est que le dévouement aux citoyens se mue en un dévouement à sa propre cause et c’est ainsi que fleurissent des bornes de signalisation routière qui nous inondent de joie, lorsque nous découvrons que nous circulons sur une route départementale.

 

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