Régionales 2015, combat pour l’union en Midi – Languedoc !

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« Les 6 et 13 décembre prochains, nous serons appelés aux urnes pour élire le Conseil régional de la nouvelle région fusionnée Midi – Pyrénées – Languedoc – Roussillon.
Pour notre région, les enjeux des élections régionales sont avant tout d’ordre social. En un an, en Languedoc-Roussillon, le chômage a augmenté de 8,1% et les bénéficiaires du RSA de 11,2% ! La précarité gagne du terrain sur ce territoire en souffrance.
Invoquant la citoyenneté alors que les appareils ferraillent dur pour placer leurs petits soldats aux meilleures places. L’appât du gain d’élu si maigre soit-il attire les appétits d’égos en mal de reconnaissance.
La Vème République va prouver une nouvelle fois que ses institutions sont à bout de souffle et le FN, un épouvantail utile à agiter aux badauds dans l’ombre des « combinaziones » pour tenter de récupérer des électeurs ,ces  « fantômes » en blanc ou absents de plus en plus nombreux après chaque scrutin. » 

Nicolas Séné
(pas de roses sans épines)

Au-delà des acteurs et des actrices du projet en commun, cette alliance FDG – EELV ne sera  crédible au regard des actions politiques que si tous les partis du rassemblement de la Gauche radicale sont respectueux des autres formations qui la composent mais aussi de tous les militants et citoyens qui les portent.
Depuis des semaines notre région bruisse de rumeurs sur de supposés « vrais faux sondages » qui viendraient compléter les deux enquêtes réalisées avant l’été et basées alors sur d’ hypothétiques alliances politiques démenties depuis. EELV révèle  un sondage extrêmement récent, le seul jusqu’ici réalisé auprès d’un large panel (près de 1100 personnes) et reposant sur L’OFFRE POLITIQUE RÉELLE qui sera, selon toute probabilité, celle du scrutin régional  en Midi – Languedoc de décembre (le sondage pour Europe Écologie Les Verts réalisé par OpinionWay).

16 % pour la gauche radicale (sondage commandé par EELV°

Sondage manipulateur ?

 

Cours de Maintien politique en Midi – Languedoc!

Outre le fait  qu’ EELV  semblerait vouloir s’approprier les 16 pour cent des citoyens s’apprêtant  à voter pour la vraie gauche en Midi – Languedoc lors des régionales de décembre prochain, il est tout de même vertueux de rappeler que la liste EELV (seule) de Madame Comps a fait 5 % lors des dernières départementales sur le canton de Saint-Pons de Thomières, alors  que la liste gauche radicale et citoyenne frôlait les 10 %.
N’est il pas insultant de ne publier que 2 scénarios possibles pour le second tour ?
Pourquoi uniquement 2 scénarios de triangulaires  avec  toute une gauche réunifiée soit derrière la socialiste Delga, soit derrière le vert Onesta ?
L’idée d’un scénario d’une quadrangulaire ne vaut même pas d’être évoqué ?
C’est prendre  quand même les citoyens et particulièrement les électeurs du FDG-EELV pour des imbéciles heureux qui vont voter comme des moutons de Panurge pour sauver….
Pour sauver quoi ? la Vème République, la politique austéritaire, le PS, les places des vieux cumulards, etc…

Aurait-il échappé aux enquêteurs , aux analystes et aux commanditaires de ce sondage qu’il existait un tant soi peu  « un programme », des mouvements citoyens, une charte éthique (sur le statut de l’élu, sur le cumul, sur le renouvellement du mandat et sur de bien d’autres sujets économiques et sociaux) . Comment  croire en ces scénarios  de « triangulaires » ?

L’impasse sur une  possibilité d’une quadrangulaire est irrespectueux envers les 16 % votant pour la liste FDG / EELV et limite injurieux pour les candidats qui apparaîtront sur cette liste.
Si une telle étude a été faite, que Monsieur Onesta la rende publique  car avec 16 % (en début de campagne), le MAINTIEN au second tour  est POSSIBLE!
De quoi faire voler en éclat ladite « charte éthique » vantée par le rassemblement qui dénonce pourtant la « démission du politique face aux lobbies de tout ordre ».
inventer une nouvelle démocratie de proximité où s’impliqueraient les populations,d’une part, dans le suivi, l’évaluation des grands choix stratégiques de la future Région et d’autre part, dans la transparence financière des mesures budgétaires engagées par la Collectivité territoriale, est possible mais à condition qu’une certaine honnêteté intellectuelle règne entre partenaires de la vraie gauche.

Raoul Marc Jennar

Raoul Marc Jennar avait bien raison d’affirmer lors d’un commentaire adressé le 29 mai 2015 concernant  le billet Syriza et Podemos : quel nom en France ?

Raoul Marc Jennar

Raoul Marc Jennar , est un essayiste français d’origine belge, spécialiste de politique internationale notamment en ce qui concerne l’Europe. Il est docteur en science politique, diplômé des universités belge et française.

« Les textes qui précèdent doivent emporter l’adhésion de toutes et de toutes qui ne sont pas prisonniers d’une structure et d’une histoire.  Mais les autres,  militants du PS,  du PCF,  du PG, d’ EELV, du NPA,  sont-ils prêts à cet effort de transcender les cadres dans lesquels ils ont pris l’habitude de militer ?
Car il ne sert à rien d’évoquer Podémos, si en même temps on prolonge le système politique français tel qu’il est.
Dans les votes grecs et espagnols – et sans doute en partie aussi dans le vote écossais – il y a aussi le rejet du système des partis en place depuis tant d’années dont bien de ceux qui citent aujourd’hui Podemos manifestent par leurs propos et leurs comportements qu’ils sont incapables eux-mêmes de sortir de ce système.
Appeler à une nouvelle organisation institutionnelle du pays et le faire tout en continuant de pratiquer en interne et à l’égard des partenaires potentiels les mêmes comportements hiérarchisés et autoritaires et le même esprit partisan empêche de franchir le seuil de crédibilité qui permettrait aux abstentionnistes et aux protestataires d’aujourd’hui de nous rejoindre. Le drame du communisme, par exemple, c’est de s’être autorisé tous les moyens pour arriver à cette fin généreuse dont l’idéal est porteur. Le drame du socialisme c’est de s’être autorisé une collaboration des classes qui a fini par le pervertir totalement et lui a enlevé ce goût du combat et de la résistance auquel invitait Jaurès. La fin est déjà dans les moyens qu’on emploie pour y parvenir. Si dans nos comportements, dans nos méthodes individuelles et collectives, nous ne pratiquons pas l’idéal que nous prétendons porter, nous ne serons pas crédibles. Il me semble que c’est sur cela qu’il faut s’accorder et que c’est plus important que le nom qu’on se donnera car, manifestement, si on ouvre les yeux, on voit bien que nous ne sommes pas prêts. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Jetons d’abord les bases nouvelles d’une gauche de gauche et le nom jaillira de lui-même. »

Raoul Marc Jennar

Philippe Marlière

Philippe Marlière

Philippe Marlière

Politologue, essayiste , auteur  notamment de « La Social-démocratie domestiquée » et maître de conférences en science politique à l’University College de Londres, Philippe Marlière est également membre du mouvement Ensemble. adhérent du PS de 1989 a 2009. il rejoint le NPA en expliquant : « De cette expérience militante, je retiens que des obstacles politiques et institutionnels majeurs empêchent toute réorientation à gauche du PS».

« Ce ne sont pas les ralliements au compte-gouttes d’élus ou de militants socialistes qui feront pencher la balance en faveur du Front de gauche. Les rappels à l’ordre idéologiques ou les moqueries répétées à l’encontre des chefs sociaux-démocrates finissent par lasser le public qui se méfie des politiciens professionnels, fussent-ils de la gauche radicale. La gauche de transformation sociale doit donc imaginer une stratégie qui permette de rassembler et de fidéliser un bloc majoritaire de la population. Elle ne peut réussir ce pari que si elle se donne pour objectif de prendre la place de la social-démocratie frelatée qui se distingue de moins en moins de la droite. »

extrait  du blog de Philippe Marlière

Des mots de Jean-Luc Mélenchon !

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon

 

Quel plaisir  de lire  une déclaration de Jean-Luc Mélenchon à  la fête de l’Huma ce week-end, moi qui n’ai jamais été marxiste, petit fils et fils de commerçants de province,  toute une  scolarité en école catholique suivi d’une carrière militaire de plus de 21 ans, et un  engagement  à Ensemble lorsqu’il a fallu  choisir   entre 2 « H » :
« Le H de l’Humanité  du Front de Gauche contre le H de la Haine du front national. »

« Je veux dire très solennellement à tous ceux qui attachent de l’importance à ce que j’écris ici et ailleurs : on ne fait rien de bon dans ce pays sans ce peuple des communistes avec ou sans carte, de toutes générations, fraternel ou rugueux, cordial ou ronchon, fièrement autonome ou douillettement en-socialisé. Dès lors, à l’approche des conclusions de négociations pour les élections régionales j’adjure tout mes amis, quelque soit leur carte de parti ou leur inclination de trouver le chemin du regroupement, du rassemblement, de la convergence, appelez la chose comme vous voulez. Et je dis non moins clairement à nos nouveaux amis écologistes qu’étant les derniers arrivés dans l’opposition de gauche après qu’on ait tant voulu les y trouver, si grande que soit la joie de faire équipe, l’enfant prodigue n’a pourtant pas tous les droits !
Il lui faut apprendre à vivre dans sa nouvelle famille en respectant les autres, tous les autres. Les mauvaises habitudes prises dans la relation nourricière et commensale avec le parti socialiste ne sont pas viables dans notre troupe où tout est mis en commun dans les maigres pâtures. La nouvelle alliance populaire que nous construisons n’est attractive et viable qu’au prix de ce respect et partage des tâches. Je m’oppose donc absolument aux politiques de mise à l’écart des communistes là où elles se pratiquent. Je ne suis pas devenu un bisounours du Front de Gauche. J’ai la mémoire fraîche de tous les abus et divergences du passé, du présent et même du futur. Mais aussi de la force inouïe que nous nous sommes donnés en marchant groupés et distincts chaque fois que nous l’avons fait. Donc la raison doit commander et la bonne compréhension du moment historique. Nous devons être un pôle de rassemblement offert à la société pour qu’elle puisse sortir de l’alternative mortelle dans lequel la caste veut enfermer le futur : le Front national ou les frères siamois du libéralisme PS et UMP. Message clair: tout le monde doit cotiser. Le problème est national et nous n’avons pas à nous soumettre à l’addition des décisions locales des pseudos « territoires régionaux » découpés il y a quelques semaines par le monarque en déroute du palais de l’Élysée et de sa bande de copains de promotion.
Examinons lucidement les questions posées avec le souci de leur ouvrir une solution plutôt que d’envenimer les plaies !
Problème de récupération par les uns ou par les autres ? Déposons un label commun nouveau. Dès lors, le score n’appartiendra à aucune de nos organisations politiques mais à nos électeurs, délivrés de l’obligation de faire allégeance à un parti.
Problème de tête de liste ? Faisons des binômes partout.
Problème pour la prise de décision ? Formons des assemblées représentatives partout.
Problème de rapport au système des institutions et de la professionnalisation de la politique : signons partout la charte éthique lancée dans le Sud-Ouest.
Rien, absolument rien n’est insurmontable. Et par-dessus tout : aucun préalable personnel, aucune violence faite à l’un ou l’autre. J’en reste là puisque je ne veux pas me mêler des négociations sur la composition des listes, la répartition des candidatures et le reste. J’estime que j’ai parlé là assez clairement.
Mes amis les plus proches ont partout cédé le pas ou proposé de le faire en ce qui concerne les têtes de listes régionales. Cette attitude honore leur identité et vocation unitaire. Mais elle n’est pas raisonnable si elle doit aboutir à permettre la mise à l’écart des communistes ou l’humiliation de leurs dirigeants parfois curieusement
surexposés.
Et encore moins si cela doit conduire à la surévaluation d’un parti aussi imprévisible que EELV dont la fidélité aux alliés n’est pas la marque la plus évidente. J’achève. Rien ne m’oblige à écrire ces lignes. je n’en attends aucun retour d’ascenseur étant bien placé pour connaître l’ingratitude structurelle de la vie des appareils politiques petits et grands.
J’alerte pour assumer mon devoir. En particulier dans le nord et le midi, face au FN et à l’UMP, le PS est perdu d’avance.
C’est à nous d’ouvrir la voie en nous unissant franchement et clairement.
Le succès est à ce prix. Moins de témoignages moins de bavardages, plus d’action, plus d’union.

Jean-Luc Mélenchon

 

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2 commentaires

  1. bonjour je te remercie d’avoir trouvé la proposition de jennar…..on veut changer le monde
    mais on  » salit  » automatiquement au 2ème tour avec le ps….non merci

    • Onesta voudrait-il le beurre et l’argent du beurre de la gauche non-socialiste au premier tour pour mieux se taper la crémière au second tour ?
      non merci aussi…………..

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