1. La traite
Au lever du jour, la traite se fait souvent manuellement ou avec de petites machines. Beaucoup d’éleveurs gardent une proximité avec l’animal, essentielle pour détecter la moindre variation de santé.
2. L’ensemencement et la coagulation
Dans la plupart des fermes, le lait part directement en cuve après filtration. On ajoute :
- Des ferments naturels (parfois “levain maison”, issus de la propre production de fromages des jours précédents)
- Un peu de présure, obtenue traditionnellement à partir de la caillette de veau ou commercialisée
La coagulation commence rapidement : selon la température et le type de fromage, elle peut durer entre 30 minutes et 24 heures.
3. Le découpage, le moulage et le brassage
Lorsque le caillé prend, il est découpé pour libérer le petit-lait. Selon la tradition locale, on utilise la “lyre” (outil à fils) ou le couteau.
- Pour les pâtes fraîches : on égoutte à peine, puis on moule directement en faisselle
- Pour les pâtes pressées : le caillé est brassé puis pressé pour extraire un maximum de sérum, afin d’obtenir une texture plus ferme
- Pour les bleus : on ensemence avec des penicilliums juste avant moulage, puis on effectue un perçage pour favoriser la maturation intérieure
4. Salage et affinage
Le salage se fait à sec (au sel de mer) ou en saumure. Il assure la conservation et développe la croûte.
Puis vient l’affinage, parfois la clé du goût. Les caves alentour —méthode traditionnelle du Haut-Languedoc— varient en température et humidité. Affiner, c’est surveiller, tourner, brosser, parfois jusqu’à 18 mois pour certains fromages de garde. Les producteurs vendent souvent leur production à différents stades, selon la période et la demande locale.