Ici, la balade est prétexte à s’attarder. D’abord, on franchit le Pont Vieux, l’une des arches médiévales les mieux conservées du sud du Massif Central. Jusqu’aux années 1860, le pont était le seul point de passage à gué entre le Tarn et l’Hérault pour le bétail, les convois de sel et de laine - il marque la mémoire commerciale de la commune (base Mérimée, Ministère de la Culture).
Suit ensuite le chemin de halage où accostèrent jadis les radeaux de flottage de bois, ressource stratégique pour la construction du canal du Midi, distant d’une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau. La Salvetat est réputée dès le XVIIIe siècle pour la qualité de ses pins, ils servaient à façonner les poutres des maisons biterroises et les bateaux de Sète (cf. archives départementales de l’Hérault, série O).
Le bord du lac de la Raviège, grand réservoir de 410 ha mis en eau en 1957 par EDF pour l’hydroélectricité, attire aujourd’hui autant les pique-niqueurs du dimanche que les ornithologues : cormorans, hérons, canards colvert, parfois même grèbes castagneux en hiver. On y rencontre souvent des pêcheurs locaux – la pêche à la truite y est réglementée (source : Fédération Pêche Hérault).
Quelques bancs improvisés invitent à la pause. L’été, nombre de randonneurs font halte sur la plage municipale, surveillant le reflet argenté des ombrelles. On croise aussi des vestiges du chemin de croix du village, utilisés jadis lors des processions pascales.