La pierre extraite ne s’impose pas, elle se négocie. Dresser un mur ou bâtir une voûte exige de comprendre la cassure naturelle, de choisir la face qui portera le gel ou celle qui sera exposée au sud. Les artisans locaux utilisaient deux grandes méthodes pour travailler cette pierre :
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La maçonnerie sèche : On assemble les pierres sans liant, en optimisant l’encastrement par la taille ou la sélection attentive. Ce procédé prédomine dans les vieux enclos, les murs de soutènement et, parfois, les soubassements de maisons ou de granges.
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La maçonnerie liée : Dès le XVIIIe siècle, on généralise l’usage de chaux naturelle produite localement (par la calcination du marbre ou calcaire extrait non loin). Le mortier améliore l’étanchéité et autorise une plus grande régularité dans l’alignement des assises.
Un mur typique de la Salvetat, lorsqu’on l’observe de près, mêle gros blocs d’angle soigneusement équarris à une variété de pierres plus petites, destinées à « caler » les interstices. Cette double lecture (belles pierres d’apparat, remblai soigné) témoigne du pragmatisme et de l’esthétique propre au pays.
Les linteaux, seuils et escaliers étaient souvent taillés sur place ou issus de blocs de meilleure qualité, parfois numérotés par le tailleur (on en trouve encore les marques, gravées sous les auvents ou sur les marches de certaines maisons du vieux Salvetat).