1. Le chemin du hameau disparu de La Souque
- Départ conseillé : Parking de la base de loisirs du lac de La Raviège
- Distance : boucle de 12,5 km
- Durée : 3h30 à 4h (rythme tranquille, +230 m de dénivelé)
- Balisage : Partiel sur GRP et PR, puis hors sentier sur 800 m — lecture de carte indispensable (IGN 2541OT)
La Souque fut jadis un hameau prospère d’éleveurs et de petits tanneurs : en 1852, il comptait encore 9 foyers, une école et une chapelle. Frappé par l’exode à partir de 1910, il s’est vidé pour ne laisser que pierres moussues, « clapas » (piles de pierres sèches) et un four rond qu’on distingue encore, coincé sous une aubépine. La dernière tuile fut posée en 1933, puis le site fut réutilisé ponctuellement pour faire paître des moutons jusque dans les années 1950 (témoignage : M. Philippe Rouquette, ancien du village).
L’itinéraire longe la rivière d’Agout, passe à l’ombre de hêtres remarquables, puis bifurque pour s’enfoncer dans un vallon oublié. Le silence est total, brisé seulement par l’appel des milans noirs. Les ruines, recouvertes de lierre, semblent veiller sur ce bout de lande, hommage à l’endurance paysanne.
2. Vers la tour ruinée du Castelas
- Départ conseillé : Place du Foirail, La Salvetat-sur-Agout
- Distance : 7,8 km (aller-retour ou boucle par le GR7)
- Durée : 2h30 (dénivelé +180 m, quelques passages raides)
- Balisage : GR7, puis sente non balisée ; plusieurs cairns marquent le chemin d’accès
Dominant un éperon rocheux au nord de La Salvetat, la tour du Castelas est tout ce qu’il reste d’un petit château fortifié mentionné dès 1197 dans les archives de l’évêché de Saint-Pons. Il contrôlait la route de Brassac et servait d’abri-refuge lors des guerres de religion, avant d’être abandonné au XVII siècle. On distingue encore la base circulaire du donjon, quelques pans de murs en appareil grossier, et la trace d’un puits, aujourd’hui asséché.
On raconte qu’Henri IV aurait offert le Castelas à un de ses lieutenants protestants en 1595, mais les fouilles n’ont jamais permis d’étayer cette légende locale (source : La Région Occitanie). Panorama spectaculaire sur la vallée d’Agout et, par temps clair, jusqu’au Caroux.
3. Remonter le sentier des chapelles oubliées : Saint-Martin-du-Froid et Notre-Dame-de-Trédos
- Saint-Martin-du-Froid : Ruines d’une chapelle du XI siècle, à la sortie sud du hameau du même nom (accès facile, 6 km de sentier aller-retour depuis la D52, balisage jaune local). Principal témoignage roman des environs, tombée en ruine vers 1885, mais encore signalée par son abside arrondie et quelques chapiteaux réemployés comme pierres de muret (source : Patrimoine Agglomération).
- Notre-Dame-de-Trédos : L’extérieur a été restauré en 2009 après des décennies d’abandon, mais les abords sud montrent encore des pans effondrés, traces d’une ancienne motte castrale. Accessible via une boucle de 13 km (dénivelé +350 m, balisage PR) depuis le village de Trédos. Nombreux cairns sur l’ancienne voie jacquaire.
Ces édifices, souvent cachés par le relief ou les forêts de sapins, retracent les heures où la région, bien que pauvre, rayonnait grâce aux pèlerins, aux charrois du Sel, et au petit peuple des métiers.